Chapitre 93. Addiction (2)

Alors que la salle de soins était pleine de visiteurs, Ayase Kazuki restait silencieux, le dos appuyé contre le mur.

C’est assez bruyant ici, hein…

Il trouvait la situation assez turbulente, mais il était surpris en même temps.

J’ai entendu dire que c’était un Guerrier de niveau 2.

Presque toutes les personnes présentes dans la salle étaient des Terriens connus. En voyant qu’ils étaient tous venus souhaiter un prompt rétablissement au jeune homme, Ayase Kazuki pouvait facilement deviner qu’ils avaient une sorte de lien avec lui. En d’autres termes, ces personnes étaient des amis, voire des connaissances, du Terrien connu sous le nom de Seol.

Hm ?

Alors qu’il se retournait en pensant qu’il était temps pour lui de partir, il aperçut une femme qui jetait un coup d’œil dans la pièce par l’entrebâillement de la porte.

C’est… !

Kazuki était choqué intérieurement, mais il pencha la tête en même temps. La femme fixait un homme en particulier dans la pièce. Ses yeux étaient rivés sur lui d’une manière quelque peu inconfortable. Au lieu d’être triste, elle semblait plus inquiète.

Qui regarde-t-elle ?

Suivant la ligne de mire de la femme, Kazuki tourna le regard, qui se posa sur le jeune homme assis sur le lit. Ce dernier parlait avec un sourire radieux tout en éclatant de temps en temps d’un rire franc. Il disait qu’il était complètement rétabli et qu’il avait l’air d’aller bien mentalement aussi.

On dirait qu’il n’y a pas de séquelles…

Kazuki se retourna vers la porte et son regard rencontra celui de la femme. Kazuki déplia rapidement ses bras croisés et s’inclina respectueusement. La femme sourit doucement et fit de même avant de se retourner.

Ayase Kazuki fut le premier à partir. À sa suite, les visiteurs commencèrent à rentrer les uns après les autres. Le retour sain et sauf de Seol Jihu était une chose à célébrer, mais il était difficile d’y voir une fin parfaitement heureuse. La perte du Grand Tireur de niveau 5, Edward Dylan, était une réalité froide et dure.

Perdre le leader d’une équipe était lourd de conséquences, surtout si ce leader était un Haut Rang. Ce n’était pas différent de perdre le capitaine d’un navire en plein voyage.

Il était indéniable que Carpe Diem n’occuperait plus la position qui était la sienne auparavant. Après tout, personne n’était assez fou pour confier une mission importante à une équipe composée de seulement trois Guerriers.

Les visiteurs s’en allant volontairement, la salle de soins finit par ne plus compter que trois personnes. Une fois l’agitation retombée et le silence revenu dans la pièce, Seol Jihu se sentit un peu amer. Il ne pouvait s’empêcher de penser qu’il serait plus heureux si Dylan était ici avec les autres.

« Pourquoi t’es si déprimé ? »

Chohong ne devait pas aimer son comportement, car elle cria d’un air mécontent.

« Relève tes épaules ! Tiens-toi droit ! La mission a été un succès. Nous avons secouru trois personnes et en avons sauvé trois autres. Tu as même fichu en l’air les plans des Parasites, et pas qu’un peu. Tu sais quelle vague t’as provoquée au Paradis ? »

« Elle a raison, Seol. T’as pas à te sentir coupable. Non, tu devrais être fier. Dylan aurait sûrement dit la même chose. »

Hugo intervint à son tour.

« … Dylan. »

Seol Jihu éleva prudemment la voix après avoir écouté silencieusement pendant un moment.

« Il s’en sort bien… n’est-ce pas ? »

« Si tu parles de la pénalité… eh bien… »

Hugo se gratta le nez.

« C’est pas facile. Le sentiment de vide et de perte que l’on ressent quand on perd ses souvenirs du Paradis est quelque chose de difficile à gérer pour la plupart. »

« Alors… »

« Mais si c’est lui, je suis sûr qu’il sera capable de surmonter toutes les difficultés. J’ai confiance en Dylan. »

Hugo poursuivit d’une voix ferme.

« Ce qui est important, c’est que Dylan est revenu sur Terre en tant qu’humain. Nous devrions nous concentrer sur ça. »

Les paroles d’Hugo touchèrent Seol Jihu. Il souhaitait vraiment que Dylan puisse surmonter l’infâme pénalité. Non, il était certain que Dylan serait capable de la surmonter.

Seol Jihu serra les poings. Un moment de silence s’ensuivit avant que Chohong n’ouvre la bouche.

« Tu vas faire quoi à partir de maintenant ? »

Seol Jihu fut légèrement décontenancé. Parlait-elle de l’avenir de Carpe Diem ? Il avait envie de lui poser la question lui-même. Il ne s’attendait pas à ce que ce soit elle qui lui demande ça.

« Hugo et moi allons retourner sur Terre pour l’instant. » Chohong poursuivit : « Nous sommes, enfin, un peu épuisés. Nous voulons nous reposer… et nous avons aussi besoin d’un peu de temps pour organiser nos pensées. »

« Vous dissolvez Carpe Diem ? »

« De quoi tu parles ? »

Chohong renifla et agita la main.

« Je dis juste que nous devrions nous reposer puisque nous venons de terminer une mission énorme. Ne nous précipitons pas. »

Heureusement, Chohong ne semblait pas avoir l’intention de dissoudre Carpe Diem. C’était suffisant. Seol Jihu poussa intérieurement un soupir de soulagement.

« Oh, je dois aussi te dire quelque chose. »

Hugo, qui avait la main dans le panier, prit brusquement la parole comme s’il se rappelait soudain de quelque chose.

« Miss Foxy souhaitait que nous te transmettions un message. Elle a dit que tu devrais venir sur Terre quand tu seras réveillé. »

« Miss Foxy… Tu veux dire Kim Hannah ? »

Demanda Seol Jihu avec surprise.

« Oui, j’ai été étonné moi aussi. Qui aurait cru que tu étais sous contrat avec Sinyoung ? »

« Non, je ne le suis pas. »

« Tu l’es pas ? »

« Non, ils me l’ont demandé, mais j’ai refusé. Kim Hannah et moi avons juste un contrat personnel entre nous. »

« Tu as refusé ? Et tu as signé un contrat avec Miss Foxy ? »

« Oui. »

Les yeux d’Hugo s’écarquillèrent de surprise. Puis, ses mains se remirent à bouger. Il sortit un fruit bien mûr et marmonna d’admiration.

« Wow… J’arrive pas à croire que tu as refusé Sinyoung. Ah, eh bien, je suppose que tu es une Marque d’or. »

Crunch.

Il mordit dans le fruit et se mit à ricaner.

« J’ai quand même été très surpris. »

« Pourquoi ? Elle a dit quelque chose ? »

« Non, pas ça… Kik ! Ne le prends pas mal, mais… comment ça se fait que toutes les femmes de ta vie soient des folles ? »

Folles ?

« Comment ça ? »

Chohong devait être curieuse elle aussi. Hugo continua à ricaner en désignant Chohong du menton.

« Je veux dire qu’il y a quatre des Six Folles du Paradis autour de toi. »

« Quatre des Six Folles ? Euh, Miss Foxy, Maria Yeriel, Claire Agnes… ah, c’est vrai. »

Chohong compta avec ses doigts et finit par éclater de rire.

« Il est sous contrat avec une seule et deux sont venues lui rendre visite ! Il, il est foutu ! On va retrouver son cadavre un jour dans une ruelle quelque part, non ? Puhahaha ! »

Chohong gloussa en frappant le dos de Seol Jihu.

« Qui est l’autre ? Ah ! Cinzia ! Grande sœur Cinzia ! Puhahaha ! »

Mais pour une raison inconnue, Hugo ne riait pas du tout.

« … »

En fait, il fixait Chohong avec une expression qui était un mélange d’amertume et de confusion. Ses lèvres s’agitaient comme s’il voulait lui dire quelque chose, mais il se contenta de claquer la langue et de mordre à nouveau dans le fruit.

« … Fais attention, Seol, surtout à celle qui est le plus près de toi. Je plaisante pas. »

Il chuchota à Seol Jihu tout en mâchant le fruit. Seol Jihu lui rendit un sourire ironique.

« Mais les traiter de folles… C’est pas un peu grossier ? »

« Grossier ? Tu sais depuis combien de temps je la connais ? Folle, c’est loin d’être une description. Son surnom est Vierge de l’Abattoir. Vierge de l’Abattoir !! C’est même pas Vierge de Bataille. »

« V-Vierge de l’Abattoir ? »

Alors que Chohong était occupée à glousser toute seule, les mains sur le ventre, les deux hommes chuchotèrent l’un à l’autre.

« Je l’ai pas déjà dit ? Elle se montre timide et innocente en ta présence. Sérieusement. »

« Chohong ? Timide ? Eii, elle m’a presque battu à mort aujourd’hui. Mais c’était de ma faute. »

« Exactement ! C’est à peine si on peut parler de colère. Il faut au moins dix fois ce qu’on a vu aujourd’hui pour se dire “Ah, elle est vraiment en rogne aujourd’hui.”. »

Dix fois ?!

Seol Jihu n’en revenait pas. Il activa immédiatement les Neuf yeux et jeta un coup d’œil à Chohong.

[Fenêtre de statut de Chung Chohong]

[Informations générales]

Date d’invocation : 18 novembre 2015

Grade de la Marque : Rouge

Sexe/Âge : Femme/22

Taille/Poids : 170,2 cm/58,6 kg

État actuel : En bonne santé

Classe : NV. 4 Championne divine

Nationalité : Hong Kong (Zone 7)

Affiliation : Carpe Diem

Alias : Go-stop, Vierge de l’Abattoir, Six Folles, Chung Encore-Piégée.

Hein… ?

C’était vrai. Seol Jihu était sur le point de demander à Chohong de lire ses alias sur sa Fenêtre de statut, mais ses yeux aperçurent alors le tiroir brisé à côté de son lit. Soudain, un frisson lui parcourut le dos.

« Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri. »

Chohong se ressaisit enfin et essuya ses larmes.

« Quoi qu’il en soit, tu pars, non ? »

« Hm ? »

« Sur Terre. »

Seol Jihu se sentit soudain pris au dépourvu.

« Allô ? T’as pas besoin de rentrer ? Ta contractante t’appelle, tu sais. »

« Euh, oui… Je vais l’appeler. »

« De quoi tu parles ? Comment tu vas contacter quelqu’un sur Terre d’ici ? T’as quelque chose à faire ? Pourquoi t’as l’air réticent à l’idée d’y retourner ? »

« La princesse Teresa a dit qu’elle m’inviterait au palais. »

« Qui s’en soucie ? Ça peut attendre que tu reviennes. »

Seol Jihu était à court de mots et ne pouvait que balbutier. Chohong sentit que quelque chose n’allait pas, et ses sourcils se haussèrent.

« Tu… Tu ne veux vraiment pas rentrer ? »

« N-Non. »

Seol Jihu répondit par réflexe, mais il ne put dissimuler que sa pomme d’Adam tremblait légèrement. C’est alors que Seol Jihu s’aperçut que ses doigts frémissaient et les cacha sous la couverture.

Pour être honnête, il souhaitait lui dire qu’il ne voulait pas rentrer. Il ignorait pourquoi. C’était juste que lorsqu’il pensait à quitter le Paradis… un sentiment instinctif de rejet gonflait en lui. Il sentait sa poitrine se congestionner de façon désagréable et ressentait même un peu d’anxiété.

Mais il ne pouvait pas se résoudre à dire tout cela. S’il le faisait, il savait que Chohong lui demanderait pourquoi. Il ne voulait pas mentir, mais il ne voulait pas non plus dire la vérité.

… Non.

Maintenant qu’il y songeait, il devait y aller au moins une fois. Il était difficile de dire qu’il était dans une position confortable sur Terre, et il pensait aussi qu’il serait plus facile de trouver des connaissances de base sur le lancer de lance et la circulation de l’énergie sur Terre.

En y réfléchissant, il se sentait un peu mieux.

Bon, si je veux vivre au Paradis…

« Bien sûr, j’y retourne. J’ai des choses à régler, donc ça risque de prendre du temps avant que je ne revienne. »

« … Oui, j’en suis sûr. Ne t’inquiète pas et fais bon voyage. »

Chohong effaça ses soupçons en entendant la réponse directe de Seol Jihu. Seol Jihu sourit. Il était déjà excité à l’idée d’apprendre la Lance de mana et la Circulation du mana à son retour.

La nouvelle direction de Carpe Diem était révélée. Les trois membres restants décidèrent de faire une pause et d’en profiter pour réfléchir à l’avenir.

Chohong et Hugo dirent qu’ils retourneraient sur Terre aujourd’hui. Seol Jihu se dit qu’il ne fallait pas perdre plus de temps. Après avoir demandé à Chohong de lui apporter un sac, il contacta Kim Hannah grâce à la boule de cristal de communication qu’elle lui avait donnée.

Elle ne décroche pas…

Mais il n’arriva pas à la joindre. Il semblerait qu’elle ne soit toujours pas revenue de la Terre. Il prit les vêtements que Chohong lui avait apportés et quitta la salle de soins. Comme il n’était pas dans un hôpital, il n’avait pas besoin de passer par des procédures formelles pour être autorisé à partir. Cependant, il devait payer les soins qu’il avait reçus.

On dirait que mon corps s’est beaucoup amélioré.

Seol Jihu fit craquer son cou et balança ses bras autour de lui, avant d’être surpris au plus haut point. Son corps était tout simplement en trop bonne santé. Ses blessures s’étaient toutes refermées, et bien qu’il puisse se tromper, il avait la sensation que son mana circulait plus intensément qu’auparavant.

Dans l’ensemble, il avait l’impression d’être plus puissant, presque comme s’il avait mangé une herbe ou une pilule précieuse. Néanmoins, il ne se souvenait de rien à propos de la Prêtresse qui l’avait guéri. C’était parce qu’il n’avait fait que dormir après avoir vu cette lumière brillante.

Cela dit, il savait que quelqu’un avait pris soin de lui pendant les 24 heures où il était endormi ou à peine réveillé.

Qui est-ce ?

Pour payer son traitement et remercier la Prêtresse qui s’était occupée de lui, Seol Jihu se rendit à la réception du temple. Cependant, il se retrouva face à une situation inattendue.

« Elle n’est pas là ? »

« Non, elle a dit qu’elle devait s’occuper de quelque chose d’urgent. »

« Puis-je au moins connaître son nom ? »

« Je m’excuse, ce n’est pas quelque chose que je peux révéler sans sa permission. »

On lui avait même dit qu’il n’avait pas besoin de payer. Apparemment, la personne qui l’avait soigné avait donné aux Prêtres l’ordre strict de ne pas recevoir de paiement. Seol Jihu persista et la réceptionniste finit par lui dire que le traitement coûtait au moins une pièce d’or. Seol Jihu ne put cacher son choc en entendant cela.

À quel point celle qui m’a soigné était-elle incroyable ?

Il finit par céder et se tint devant le portail de retour. Il se disait que c’était le bon choix, mais il hésitait encore.

Ne t’attends à rien. Ne t’attends à rien.

Il se répéta plusieurs fois avant de se confier à la lumière bleue.

Rentrer sur Terre. Il en avait déjà fait l’expérience une fois, mais il ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu étrange. Ce n’est pas que la sensation du retour ne lui soit pas familière. Ce qui lui était inconnu, c’était la chambre propre dans laquelle il revenait.

Combien de temps je suis parti ?

Il regarda sa chambre comme s’il était chez quelqu’un d’autre. Il trouva ensuite son téléphone sur le sol. Peut-être à cause du rappel constant de ne rien attendre qu’il marmonnait dans sa tête, ses mains ne le saisirent pas immédiatement. Il savait qu’il serait déçu. Cependant, il avait toujours besoin de son téléphone pour contacter Kim Hannah. Seol Jihu claqua la langue et ramassa le téléphone.

On dirait que c’est encore le matin…

Lorsqu’il ouvrit la fenêtre, il fut accueilli par un soleil de plomb. Il fronça les sourcils tandis que l’air chaud et étouffant s’engouffra dans la pièce.

On était au début du mois de mai. Il faisait trop chaud pour que l’on puisse considérer que l’été venait à peine de commencer.

Je suppose que je suis de retour.

Il regarda les voitures circuler dans les rues sous les immeubles. Soudain, il saisit son portefeuille. Comme un âne piqué par une abeille, il quitta précipitamment son appartement et courut jusqu’à la supérette au bord de la route.

« Keu ! »

Lorsqu’il acheta une canette de Coca et qu’il l’avala, il eut l’impression de tenir le monde entier sous sa main. Il n’avait jamais pensé que les boissons gazeuses pouvaient être aussi agréables. Ce n’est qu’après avoir également pris un paquet de cigarettes qu’il eut le sentiment d’être enfin de retour sur Terre.

Après avoir vidé la canette et terminé sa cigarette au bord de la route, il se sentit détendu. Il avait envie d’aller manger quelque chose de bon, mais il savait qu’il avait mieux à faire.

Il sortit son téléphone et appuya sur le bouton d’alimentation avec son pouce, les yeux constamment fixés sur l’écran. Au moment où le téléphone finit de démarrer et l’écran s’alluma…

Bzzz, bzzz, bzzz !!

L’appareil bourdonna comme un fou. Bien qu’il y ait une courte pause entre chaque vibration, il pouvait en compter au moins dix. Les yeux écarquillés, Seol Jihu vérifia ses messages. Sa mâchoire se décrocha légèrement.

Maman… et mon grand frère aussi ?

La plupart des appels manqués semblaient être des spams, mais sa mère avait cherché à le contacter deux fois et son frère aîné, Seol Wooseok, une fois.

P-Pourquoi ?

Ce n’était pas comme si quelqu’un le poursuivait, mais Seol Jihu paniqua. Il vérifia la date des appels. Même si cela faisait longtemps, il était toujours tenté de les rappeler. Mais après y avoir réfléchi un peu plus, il décida que ce n’était pas une bonne idée. Ils l’avaient sûrement appelé pour lui demander où il avait déniché l’argent avec lequel il s’était présenté. Seol Jihu n’avait pas encore trouvé de réponse satisfaisante.

Il n’y avait donc qu’une seule personne à appeler pour l’instant.

La dernière fois que je suis venu, c’était le 17 avril, pas vrai ?

Il se souvint que Kim Hannah lui avait crié dessus parce qu’il n’avait pas décroché son téléphone, tandis qu’il faisait défiler la liste des anciens appelants. Un numéro non enregistré l’avait contacté plusieurs fois le 17 avril. À en juger par l’heure à laquelle les appels avaient été passés, il était certain qu’il s’agissait du numéro de Kim Hannah.

Mais maintenant qu’il y pensait, l’appeler n’était pas si facile non plus. Il fit de son mieux pour calmer les battements de son cœur en appuyant sur le bouton d’appel.

Bip— !

Avant que la sonnerie ne retentisse une fois…

« Toi— »

Seol Jihu éloigna rapidement son téléphone de son oreille. Il entendit à peine la voix qui sortait du téléphone, mais il perçut quelques mots, dont fils et ulé.

%@#^&@^#@ !

Comme un moineau qui rencontre un oiseau prédateur, Seol Jihu regarda fixement son téléphone en pleurs.