Chapitre 447. Pendant son absence (4)

Seol Jihu était toujours à l’hôpital.

Sa routine ne pouvait pas être plus ennuyeuse. Chaque jour, on l’examinait, on lui donnait des pilules et des injections, puis il dormait. Quand il ne dormait pas, il passait tout son temps à fixer le vide.

Son médecin lui avait dit qu’il ne devait pas dépendre des pilules et lui avait suggéré de réduire progressivement les doses, mais Seol Jihu n’avait pas la moindre intention de suivre son conseil.

Ce n’était pas qu’il n’avait pas essayé. Il l’avait fait, mais rien n’avait changé. Un mal de tête atroce lui secouait le cerveau chaque fois que les effets des médicaments s’estompaient. En plus, son sentiment de vide et son manque de motivation ne faisaient que s’approfondir, l’enfonçant davantage dans une sévère dépression.

Voyant combien Seol Jihu souffrait, son médecin lui avait de nouveau prescrit des antidépresseurs, admettant que, même si ce n’était qu’une solution temporaire, c’était ce dont il avait besoin pour le moment.

Oui, c’était bien mieux qu’avant. Ses sens s’émoussaient et il ne pouvait plus bouger son corps aussi bien qu’avant, mais au moins, il ne ressentait pas de douleur — parce qu’il ne ressentait presque plus rien.

S’il développait une tolérance au dosage actuel, il faudrait l’augmenter. Même son médecin ne savait pas combien de temps les médicaments feraient effet. Quoi qu’il en soit, il se sentait reconnaissant de l’engourdissement causé par les pilules.

Bien sûr, ce n’était que son opinion à lui. Les autres pouvaient voir qu’il devenait de plus en plus maigre et pâle chaque jour.

Aujourd’hui encore, Seol Jihu était allongé dans son lit avec une expression vide sur le visage, les yeux fixés dans le néant.

Yoo Seonhwa jeta un coup d’œil à l’intérieur de la chambre d’hôpital avec un air inquiet avant de se racler la gorge.

« Jihu~ »

Essayant de paraître joyeuse et lumineuse, elle entra dans la pièce en tenant un plateau.

« Je suis revenue. C’est déjà l’heure du déjeuner, alors j’ai pris à manger à la cafétéria. Mangeons. »

Yoo Seonhwa bavardait pendant qu’elle retirait les sangles qui avaient été placées sur Seol Jihu. L’hôpital autorisait qu’on enlève les entraves des patients tant que les médicaments faisaient effet, à la discrétion de leurs gardiens.

« Waouh. Il y a une raison pour laquelle on dit que SY est le meilleur du meilleur. Regarde ça. C’est énorme, hein ? »

Avec une agréable expression de surprise, Yoo Seonhwa saisit avec ses baguettes une grosse crevette grillée.

Seol Jihu resta silencieux. Il fixait le vide depuis l’entrée de Yoo Seonhwa dans la pièce.

« Mangeons avant que ça refroidisse. Tiens, je vais te la décortiquer. »

Yoo Seonhwa décortiqua une crevette et l’approcha de sa bouche.

Seol Jihu réagit enfin. Il secoua légèrement la tête de gauche à droite pour indiquer qu’il ne voulait pas manger.

« Essaie juste une bouchée. Tu adores les crevettes grillées. »

« … »

« Jihu ? Allez, fais « ah~ » »

Seol Jihu détourna le visage d’elle.

« Jihu… »

Le sourire de Yoo Seonhwa s’effaça. Elle mordit sa pauvre lèvre inférieure et poussa un long soupir.

« Tu dois manger pour aller mieux… »

Elle murmura les yeux baissés et commença à caresser le dos de Seol Jihu avec sa paume.

« …D’accord. »

Après un moment de silence, Yoo Seonhwa se pencha vers Seol Jihu.

« Tu veux aller te promener ? Peut-être que ça te fera du bien. Qu’en dis-tu ? »

De nouveau, Seol Jihu ne répondit pas. Malgré cela, Yoo Seonhwa le releva du lit et appuya sur le bouton d’appel des infirmières.

Seol Jihu fut emmené sur le toit de l’hôpital. Une ceinture, reliée à une corde tenue par Yoo Seonhwa, était attachée autour de sa taille, et deux infirmiers l’accompagnaient également.

Le ciel était dégagé et le vent était frais.

Il y avait plusieurs personnes sur le toit. Les yeux de Seol Jihu rencontrèrent immédiatement ceux de quelqu’un qui le fixait de loin, mais il n’y prêta pas attention.

« Ça prête vraiment à malentendu, hein ? »

Yoo Seonhwa souleva son extrémité de la corde et sourit amèrement.

« Il fait beau~ J’espère que tu iras mieux bientôt pour qu’on puisse sortir s’amuser. »

Elle fit asseoir Seol Jihu sur un banc avant de s’affaler à côté de lui. Puis elle se remit à bavarder sans s’arrêter. Cela troubla Seol Jihu. Elle n’était pas comme ça quand elle lui avait balancé les 2 millions de won au visage….

Ou alors, si ?

Le front de Seol Jihu se crispa légèrement. C’est alors que—

Bzzz !

La voix de Yoo Seonhwa s’interrompit en même temps qu’une vibration résonna dans sa poche.

« Ah… »

Elle vit le nom affiché à l’écran et jeta un regard à Seol Jihu.

« Attends ici. Je vais te chercher quelque chose à boire. »

Seol Jihu ne savait pas si c’était un appel important ou autre chose, mais il était mieux sans le savoir. Quoi qu’il en soit, Yoo Seonhwa remit la corde à l’infirmière et se leva.

« Oui, oui… Maintenant même… »

La voix de Yoo Seonhwa s’éloigna de plus en plus.

Pendant ce temps, Seol Jihu restait parfaitement immobile, les yeux levés vers le ciel, quand soudain quelqu’un s’approcha de lui depuis la rambarde et s’assit à côté de lui.

« Hé. »

Une voix l’appela.

Seol Jihu abaissa lentement le regard.

Là, il vit une femme qu’il n’avait probablement jamais rencontrée de sa vie, le regarder avec un grand sourire lumineux sur le visage. Il pouvait voir à sa façon de s’habiller qu’elle était une patiente, tout comme lui.

« Oui, toi. »

« … »

« On ne s’est pas déjà rencontrés quelque part ? Ah, ne te méprends pas, je n’essaie pas de te draguer. Je suis vraiment juste curieuse. »

« … »

« Tu es silencieux, hein ? Tu me rappelles moi-même quand je suis arrivée dans cet hôpital. »

La femme sourit quand Seol Jihu resta silencieux.

Seol Jihu secoua lentement la tête.

« Non ? C’est étrange. Tu m’es familier… »

La femme inclina légèrement la tête, mais haussa bientôt les épaules comme si la question avait déjà disparu de son esprit. Puis elle leva les bras au-dessus de sa tête et s’étira.

« Il ne fait pas beau aujourd’hui ? »

Avec une expression aussi lumineuse que le ciel d’automne, la femme ferma les yeux pour profiter de la brise fraîche sur son visage.

Seol Jihu allait détourner les yeux vers le ciel, mais au lieu de cela, il s’arrêta pour examiner la femme qui repoussait ses cheveux hors de son visage. Peut-être à cause de ce qu’elle avait dit, il avait soudain l’impression de l’avoir, en effet, déjà vue quelque part.

« Quand je me sens triste et au plus bas, je trouve que la meilleure solution, c’est de partir en voyage. En plus il fait si beau… »

La femme ouvrit lentement les yeux et jeta un regard à Seol Jihu.

« On y va ? »

« … »

« En voyage, je veux dire. On s’en va, comme ça ? »

Seol Jihu ne comprenait pas pourquoi elle demandait ça précisément à lui. Il détourna le regard de la femme, sans même prendre la peine de répondre à sa question.

« Vers un endroit, que personne ne connaît. »

Mais c’était avant qu’elle ne dise cela. Seol Jihu reposa son regard sur la femme, et elle sourit.

« Là-bas. »

Soudain, sa voix se réduisit à un murmure. Elle fit discrètement un geste derrière elle. Les yeux de Seol Jihu reflétaient désormais le ciel et le paysage urbain au-delà de la rambarde.

« Tu veux y aller avec moi ? »

Un voyage…. Un voyage vers un endroit que personne ne connaît.

Seol Jihu fixa le ciel avec des yeux vides. Il ne savait pas pourquoi, mais il se sentait intrigué par la proposition de la femme. Un voyage, ça lui paraissait bien.

« Mais il faut faire quelques préparatifs avant. »

Les yeux de Seol Jihu s’écarquillèrent légèrement.

« Parce que tu ne pourras pas partir dans cet état. »

La femme pointa la ceinture attachée autour de sa taille.

« Alors souris. »

Sourire ?

« Comme ça. Regarde-moi. »

Elle releva les coins de sa bouche avec le bout de ses doigts. Ses lèvres rouges se courbèrent vers le haut pour former un sourire.

« Souris même si tu te sens triste, et ensuite tu pourras partir en voyage. »

Il remarqua alors qu’aucune corde n’était attachée à la femme et qu’aucune infirmière ne la surveillait à proximité.

« Qu’en dis-tu ? Quand tu seras prêt, on devrait— »

C’est alors que—

« Jihu ! »

Yoo Seonhwa s’interposa à la hâte entre eux, l’air légèrement en colère.

« Toi… ! »

La femme accueillit le regard furieux de Yoo Seonhwa avec une expression de surprise innocente, inclinant légèrement la tête sur le côté.

Fumant presque par le nez, Yoo Seonhwa tourna la tête vers l’infirmière.

« Pourquoi vous ne les avez pas arrêtés ? »

« Pardon ? Mais ils ne faisaient que parler… et ce n’était rien de bizarre. Ils parlaient de partir en voyage. »

« En voyage ? »

« Nous n’empêchons pas forcément les patients d’interagir entre eux, sauf indication contraire. »

Yoo Seonhwa poussa un profond soupir.

« Jihu. Qu’est-ce qu’elle t’a dit ? »

« … »

Yoo Seonhwa baissa les yeux vers Seol Jihu et claqua sa langue.

« …Retournons dans ta chambre. »

Elle attrapa le bras de Seol Jihu et l’aida à se lever.

Un voyage…

En se dirigeant vers les escaliers, Seol Jihu jeta un regard par-dessus son épaule. Il se trouva que la femme le regardait aussi, et leurs yeux se croisèrent.

La femme agita la main et sourit brillamment, comme pour lui assurer qu’ils se reverraient.

*

Des appels à la conscription furent émis dans toutes les cités.

La situation était grave.

Les Parasites, avec leur mobilité supérieure, envahirent à la fois Grazia et Caligo. Sung Shihyun et Vulgaire Chasteté étaient en charge de la première, tandis qu’Explosive Patience et Douceur Tordue étaient en charge de la seconde.

Heureusement, contrairement au cas de Nur, les deux cités réussirent à évacuer leurs habitants avant l’arrivée de l’ennemi. Mais le fait demeurait inchangé : l’humanité avait perdu deux cités sans même avoir eu l’occasion de se battre.

Ils n’avaient pas eu le choix. Les Parasites avaient attaqué avec une férocité que les deux cités ne pouvaient absolument pas supporter.

L’intention de la Reine Parasite était claire. Elle profitait de l’absence de Seol Jihu pour détruire tout et n’importe quoi de ce à quoi il pourrait revenir.

La Fédération dépêcha des forces auxiliaires et l’humanité rassemblait également des soldats. Cependant…

Il faut sauver au moins une cité…

La situation n’était pas en leur faveur. Nur et Scheherazade étaient déjà en ruines, et maintenant deux autres cités étaient sous contrôle ennemi.

Il ne restait plus que trois cités.

Odor et Haramark perdaient tous deux leur utilité en tant que forteresses dès lors que l’ennemi avait percé leur défense arrière. La seule chose un peu rassurante dans la situation actuelle, c’était qu’Eva, la plus proche de toutes les cités de la Forteresse de Tigol, et dont la fortification était presque terminée, restait encore intacte. Cependant, rien ne garantissait que cela resterait ainsi même après que les Parasites auraient décidé de l’attaquer de toutes leurs forces.

« Haaaa… »

Teresa baissa les yeux sur la carte étalée sur son bureau et tomba dans ses pensées. Elle était si absorbée qu’elle ne remarqua pas les pas qui approchaient.

« Regarde ça. »

« …Hmm ? »

Ce ne fut qu’en voyant un collier se balancer devant elle qu’elle revint à elle.

Le collier était magnifiquement ouvragé.

Teresa leva la tête. Prihi ramena le bras, puis lança le collier en l’air avant de le rattraper, comme pour en exhiber la splendeur.

« …Père ? »

« Oui, c’est bien moi. »

« Ce collier… »

« C’est le souvenir de ma femme et de ta mère. »

Prihi répondit calmement.

« Et c’est aussi un Serment Royal. »

« …Quoi ? »

Après un bref silence, Teresa recula d’un bond de surprise.

Prihi renifla.

« Pourquoi es-tu si surprise ? Tu sais que toi comme moi en avons chacun un. »

« Mais vous avez dit que vous l’aviez déjà utilisé ! »

« J’ai dit que j’accepterais les conditions de Valhalla, mais je n’ai jamais dit que j’avais utilisé le Serment Royal pour obtenir le droit de gérer les paramètres des Terriens. »

« … »

« Mais mon gentil et généreux futur gendre a envoyé les membres de la Fédération à Haramark sans même vérifier une deuxième fois. Je lui ai fait confiance pour ne pas tuer son futur beau-père pour ça. »

Prihi lui fit un clin d’œil.

Le visage de Teresa s’illumina.

« Donc… vous l’avez gardé avec vous tout ce temps ? »

« Mm. Enfin, comme il n’en restait qu’un, j’allais l’utiliser à un moment approprié. Je savais que les Parasites ne nous laisseraient pas tranquilles. »

Prihi haussa les épaules et poursuivit.

« À vrai dire, j’ai essayé de l’utiliser de nombreuses fois déjà. »

« ? »

« Comment aurais-je pu rester assis sans rien faire en sachant que mon futur gendre était en danger ? J’ai entendu dire qu’un seul Souhait Divin ne suffisait pas, mais je me suis dit que j’arriverais à les convaincre d’une manière ou d’une autre. »

« Vous l’avez fait !? »

Teresa se pencha en avant, excitée.

« Oui. »

Prihi inclina calmement la tête en arrière.

« Je leur ai demandé s’ils pouvaient réduire le nombre de points de contribution nécessaires pour le Souhait Divin ou modifier le paramétrage de résurrection. »

« Et ? »

« Ils ont dit qu’aucune des deux choses n’était possible. »

« Mais pourquoi !? »

Teresa avait l’air désespérée.

« Plus précisément, ils ont dit que ce serait gaspiller un bon Serment Royal. »

Prihi afficha un sourire amer.

« À la base, un Serment Royal est un Souhait Divin. La seule différence, c’est que les dieux ne peuvent pas le refuser. »

Ce qui signifiait que les Serments Royaux avaient eux aussi leurs limites.

« Il n’y a aucune raison pour moi de l’utiliser s’il ne peut pas accomplir plus qu’un Souhait Divin. »

En gros, la puissance maximale d’un Serment Royal était la même que celle d’un Souhait Divin, et rien de valable ne pouvait être accompli avec un seul dans le problème qui se présentait à eux.

« Quand j’ai entendu ça, je n’ai pas pu les pousser davantage. Maintenant que j’y pense, si c’était vraiment possible de souhaiter quelque chose d’une telle ampleur, j’aurais probablement souhaité 100 nouveaux Serments Royaux. »

Prihi marmonna tout en ayant l’air un peu abattu.

« …Et pour le paramétrage de résurrection ? »

« Pareil. On ne peut pas le changer avec un seul Serment Royal. Ils ont dit que s’ils l’avaient pu, ils l’auraient déjà modifié. »

Prihi claqua des lèvres.

« La cause de la mort de mon futur gendre, c’est la Reine Parasite… Les dieux ont dit que pour modifier le résultat, il me fallait quelque chose qui puisse égaler la grandeur de la cause, et un seul Serment Royal en est très loin. »

« … »

« Ils n’arrêtaient pas de parler de loi de causalité, de loi du monde, blablabla… Je n’ai rien compris. Enfin, j’ai commencé à réfléchir à ce qu’il fallait faire ensuite… »

Prihi tripota le collier avant de soudain balancer son bras.

Avec les yeux écarquillés, Teresa tendit instinctivement la main.

« Moi, Prihi Hussey, transfère par la présente la propriété du Serment Royal à Teresa Hussey. »

L’annonce était complètement soudaine.

« P-Père ? »

« Eh bien… considère ça comme ta dot. C’est le moins que je puisse faire en tant que père d’une fille qui va épouser le plus grand héros de notre époque. »

La mâchoire de Teresa s’ouvrit lentement.

« J’ai remarqué que tu avais pris du retard sur tes rivales depuis que vous vous êtes séparés tous les deux. Utilise ça comme une occasion de gagner son affection. »

« Ah… »

Teresa resta sans voix.

Prihi eut un petit sourire.

« Bref, ce collier est désormais à toi. Utilise-le comme tu le souhaites, mais avec discernement. »

« Père… ! »

La voix de Teresa monta dans les aigus.

Voyant les yeux de sa fille briller de joie, Prihi ouvrit grand les bras avec un doux sourire.

« Oui, ma fille… »

Et Teresa…

« Je vais aller le dire à tout le monde tout de suite ! »

…sortit de la pièce en courant, dépassant son père, le collier à la main.

« … »

Une rafale de vent froid souffla à côté de Prihi.

« Voilà ce que c’est que d’élever une fille… »

Ses bras retombèrent à ses côtés.

Tu me manques, ma chérie.

Son cœur commençait à se remplir de nostalgie pour sa femme, qu’il avait perdue pendant la guerre.

Bon sang.

Mais peu après, Prihi se mit à sourire.

Ce n’était pas comme s’il n’avait rien gagné. Il avait pu voir sa fille sourire, lui qu’il savait seulement faire semblant d’aller bien.

Le nombre de Souhaits Divins requis a été réduit d’un. Cependant…

Prihi tomba dans une profonde réflexion en quittant la chambre de sa fille d’un pas traînant.

La décision prise par l’Étoile de l’Avarice était raisonnable. Si seulement obtenir un Souhait Divin était facile…

Quand Prihi avait appris des dieux qu’aucun Terrien du Paradis n’avait actuellement assez de points de contribution pour l’échanger contre un Souhait Divin, il avait immédiatement abandonné cette méthode. Ce n’était pas seulement dangereux, c’était aussi pratiquement impossible d’obtenir les points nécessaires pendant la guerre à venir.

Il ne restait donc qu’un seul espoir — il devait, d’une façon ou d’une autre, obtenir un deuxième Serment Royal.

Éva a déjà utilisé le sien… et celui de Nur ne peut pas être transféré… Que faire….

La Reine de Grazia avait déjà utilisé le sien il y a longtemps pour ressusciter son fils mort. C’était vraiment dommage, parce que même si elle avait utilisé un trésor national à des fins personnelles, son fils était mort de nouveau moins de deux ans plus tard en combattant à la guerre.

Les familles royales d’Odor et de Caligo avaient utilisé les leurs pour obtenir le droit de gérer les paramètres des Terriens lorsqu’elles s’étaient alliées pour la première fois à la Fédération.

Au final, il ne restait qu’une seule famille royale.

Vu les circonstances, elle l’a peut-être déjà utilisé. Mais…

Il ne pouvait pas le savoir avec certitude, mais s’il y avait la moindre chance, il devait la saisir. Un nom traversa l’esprit de Prihi.

Roe Scheherazade.