Chapitre 245. La cité du chaos (2)

L’obscurité mordit dans le ciel orangé du crépuscule, dispersant ses teintes jusqu’à les dissiper dans l’oubli, enveloppant le monde dans la nuit.

Seol Jihu contemplait la ville plongée dans l’obscurité, figée dans les restes d’un soleil disparu.

Cet endroit…

Où était-ce ? Et pourquoi régnait-il un tel chaos apparent ?

Il resta immobile longtemps, puis se mit en marche, titubant comme un homme ivre mort.

Toutes sortes de scènes défilèrent devant ses yeux. Une mère et sa fille, crasseuses, assises sur le bord du trottoir, un gobelet en fer-blanc posé devant elles, pendant que des Terriens passaient à côté avec une indifférence glaciale.

Une mère levant faiblement les yeux vers un Terrien qui passe, un garçon suppliant un homme à genoux pour qu’il lui rende ce qu’il lui a volé — et l’homme qui le repousse d’un coup de pied dédaigneux.

Une vieille femme traînée par les cheveux, agitant désespérément les bras, pendant qu’un Terrien la tire de force hors de chez elle.

Un Terrien vociférant contre une femme pour qu’elle rembourse ses dettes, des Terriens harcelant une Paradisienne hurlant le nom de sa mère.

Des Terriens plantés devant une vitrine, ignorant le tumulte alentour, commentant les femmes exposées derrière la vitre, vidées de toute âme.

Des femmes Paradisiennes déjà vendues à des clients, endurant regards lubriques et mains indécentes.

« ! »

Seol Jihu s’arrêta brusquement. Son regard se tourna vers une ruelle sombre, ses yeux se remplissant aussitôt de doute.

Un petit cadavre débordait d’une poubelle renversée sur le sol.

Les yeux de Seol Jihu tremblèrent. Il avait beau le regarder, le cadavre ne pouvait pas avoir vécu plus de quelques mois.

Soudain, un hurlement strident retentit, suivi de claquements secs. Mais personne ne prêta attention à ce bruit atroce.

En réalité, les rires alentours ne faisaient que s’amplifier. Tous ignoraient même la puanteur du cadavre en décomposition, profitant sans retenue de la folie nocturne.

Seol Jihu avait l’impression de rêver.

Qu’est-ce que… ?

Il n’y avait ni morale, ni droits humains élémentaires.

Qu’est-ce que je suis en train de regarder ?

Il n’y avait que de l’autosatisfaction déguisée en liberté.

« Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel… ! »

Il éleva la voix, avant de se taire brusquement. Car il se souvint alors de ce que Kim Hannah lui avait dit : que tous les souverains n’étaient pas compétents.

Il esquissa un sourire amer en voyant un Terrien convaincre avec succès un autre Terrien d’entrer dans un bâtiment. Il était sous le choc.

Ça ne pouvait pas être pour ça qu’on leur avait donné un bâtiment. Ce n’était sûrement pas pour ça qu’ils étaient entrés dans le Paradis. Et pourtant… tout cela se déroulait sous ses yeux.

« Il y a une raison simple pour laquelle Eva est une ville populaire parmi les Terriens. »

C’était la voix de Kim Hannah.

« Parce que c’est une ville relativement sûre. Elle n’est pas proche du territoire des Parasites, et la célèbre Forteresse Tigol fait office de rempart. Même si, certes, elle a été conquise une fois. »

« … »

« Il y a moins de risques d’invasion, donc les Terriens y affluent après Shéhérazade. Sans compter qu’on peut y observer la Fédération. »

Seol Jihu garda le silence. Kim Hannah continua, d’un ton monotone.

« Voici Eva, une ville où plusieurs organisations s’unissent pour aveugler une jeune reine immature et en tirer tous les profits. »

« …Ces gens-là. »

Seol Jihu serra les dents.

« Pourquoi… pourquoi sont-ils entrés dans le Paradis… ? »

Sa voix tremblait.

Kim Hannah détourna les yeux. Elle vit le garçon rampant…

« On peut y piller de l’argent. »

… vit la vieille femme hurlant au sol…

« On peut y voler de l’argent. »

… vit la Paradisienne traînée par les cheveux, à demi inconsciente.

« Et on peut en gagner. »

Puis, elle se tourna vers Seol Jihu et haussa les épaules.

« Pour l’anecdote, la plupart de ces gens se sont enfuis dès que la royauté a émis l’ordre de conscription obligatoire pour la guerre. »

« S’ils sont entrés dans le Paradis… ! »

hurla Seol Jihu. Une lueur traversa les yeux de Kim Hannah, bien que brièvement.

En réalité, elle s’attendait à ce qu’il dise : Il n’y a aucune raison d’en arriver là ! Mais la réponse de Seol Jihu en était bien loin.

S’ils sont entrés dans le Paradis.

C’était cela qui le mettait hors de lui. Le fait que des Terriens aient trahi leur devoir. Ce n’était pas tant par compassion pour les Paradisiens que par rejet de voir une cité aussi prometteuse sombrer ainsi.

Peu importe, au fond.

Kim Hannah avait atteint son but.

Elle l’avait emmené ici le tout premier jour pour une raison. Cette cité de l’anarchie, débordant de virilité disgracieuse et de divertissements, était sous le joug des huit organisations d’Eva. Il était évident qu’elles ne lui feraient pas de place.

Bien sûr, Seol Jihu n’était pas venu ici pour se contenter d’un siège. Non, il était venu pour tout dévorer. Et pour cela, il devait les écarter une à une.

En d’autres termes, il devait les considérer comme ses ennemis.

Ça devrait suffire, mais…

Kim Hannah décida de le pousser un peu plus. Elle connaissait un endroit en totale contradiction avec les idéaux de Seol Jihu. Nulle part ne pouvait mieux enflammer ses émotions.

« On y va ? »

À ces mots, Seol Jihu la fixa longuement. Son expression était d’une raideur inquiétante.

« Puisqu’on est là, autant faire des emplettes. »

« Kim Hannah. »

« On ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. »

Elle le détailla de haut en bas.

« Tu devrais au moins t’offrir une belle armure, non ? »

En comprenant le sous-entendu, Seol Jihu ravala ses mots.

« L’argent ne sera pas un problème. Avec mon nom, ils accepteront de mettre ça sur l’ardoise. On peut prendre ce qu’on veut. »

Kim Hannah fit tournoyer son sac à main et afficha un doux sourire.

« Tu te souviens de ce que je t’ai dit à Shéhérazade ? »

Kim Hannah fendit les rues nocturnes et conduisit Seol Jihu jusqu’à un vieux bâtiment en périphérie de la ville.

Vu de l’extérieur, il ressemblait à un manoir hanté. En réalité, c’était une maison de ventes aux enchères. Pas une officielle, mais une salle réservée aux VIP pour les transactions du marché noir.

Lorsqu’elle s’approcha du bâtiment, les deux gardes postés à l’entrée s’avancèrent.

« Toutes nos excuses, mais l’entrée est fermée pour ce soir. La vente a déjà commencé. »

« Je sais. »

Elle leur sourit.

« On n’est pas là pour participer à l’enchère, mais pour voir quelqu’un. »

Elle plongea la main dans son sac, en ressortit quelque chose, et le montra brièvement aux gardes. Seol Jihu, resté derrière, ne vit pas de quoi il s’agissait.

Mais il nota bien le changement d’attitude immédiat des deux hommes.

« Excusez-moi. Qui dois-je annoncer ? »

« Dis-lui que la renarde est là. »

Les deux gardes se raidirent, mais un instant seulement.

« Que nous vaut votre visite… »

Kim Hannah se pencha pour murmurer à l’un d’eux.

« …Patientez un instant, je vous prie. »

L’un des gardes s’éloigna, utilisa un cristal de communication, puis acquiesça.

Il revint et dit :

« Il a accepté de vous recevoir. »

« Où dois-je aller ? »

« Ah, si vous le pouvez, pouvez-vous attendre trente minutes ? Il est en plein entraînement. »

« De l’entraînement, hein. »

Elle ricana.

« Pourquoi pas. Au fait, on peut jeter un œil à l’enchère ? Attendre trente minutes debout, c’est long. »

« Si ce n’est que pour regarder, bien sûr. Dois-je vous guider ? »

« Inutile. Je suis déjà venue plusieurs fois. »

« Alors je reviens dans vingt minutes. »

Le garde s’inclina. Kim Hannah attrapa la main de Seol Jihu, resté figé, et l’attira à l’intérieur.

Une chaleur étouffante emplissait l’endroit. Chaque respiration leur brûlait le nez.

Ils écartèrent bientôt de lourds rideaux noirs et entrèrent dans la salle. La source de chaleur se révéla aussitôt.

Des dizaines de personnes étaient assises sur les gradins d’un amphithéâtre, face à une scène. Elles buvaient du vin, grignotaient, ou acclamaient discrètement. Toutes portaient des masques et des capuches.

L’enchère battait son plein.

« Et voici le prochain lot— ! »

Le commissaire-priseur, debout sur la scène, leva le bras, sa voix résonnant dans l’espace clos.

Ensuite…

« Il s’agit— d’une Fée du Ciel ! »

Seol Jihu crut avoir mal entendu. Il écarquilla les yeux lorsqu’il vit le lot amené au centre de la scène.

« Je vais faire court. Les mâles sont rares chez les Fées du Ciel. Vous le savez, les jeunes mâles sont considérés comme des trésors, même chez eux ! »

Mais Seol Jihu n’écoutait déjà plus. Son regard était rivé sur la jeune Fée du Ciel, enchaînée aux chevilles et au cou, pleurant la tête basse.

Une main se leva. À la finesse du bras, c’était une femme.

Elle fit un signe de l’index, et le commissaire-priseur poussa le garçon vers elle. Sa main effleura le corps du jeune, qui se recroquevilla en larmes.

Plus le lot se rétractait de dégoût, plus la femme s’excitait et s’enhardissait, riant à gorge déployée.

Un homme trapu leva soudain la main.

Les rires cessèrent. Tous deux lancèrent des enchères féroces, jusqu’à ce que le garçon soit emporté en coulisses.

La femme cracha au sol, furieuse.

Seol Jihu, témoin de la scène entière, restait bouche bée. Son âme semblait avoir quitté son corps.

Il venait d’assister à une vente d’esclave, pour la première fois dans le Paradis.

« Kim Han— »

« Je suis venue vous chercher. »

Le retour du garde coupa sa phrase net.

« Très bien. Allons-y. »

Kim Hannah sourit et passa son bras sous celui de Seol Jihu.

Il sentit une pression discrète. Elle lui intimait de garder son calme.

Il ne pouvait détacher les yeux de la scène, mais dut suivre Kim Hannah à contre-cœur.

Dès qu’il eut repassé les rideaux noirs, il se rendit compte que sa respiration était bien plus haletante qu’avant. Son cœur battait à toute vitesse.

Il serra les dents, tentant de retrouver son calme. Il comprenait désormais ce qu’était vraiment Eva. Il pensait ne plus pouvoir être choqué davantage.

Mais cette idée vola en éclats lorsqu’il descendit au sous-sol, guidé par le garde.

« Il arrive, il finit de s’habiller. L’entraînement vient juste de se terminer. »

Le garde s’inclina puis repartit. Mais Seol Jihu ne le remarqua même pas.

Une odeur de fleur de châtaignier, de pourriture, de sang, de chair en décomposition. Toutes sortes de puanteurs saturaient la pièce.

…Mais l’odeur était le moindre de ses soucis.

Des dizaines de cages en acier d’un mètre cube chacune. À l’intérieur, toutes sortes de races étrangères, enchaînées.

Ce n’était pas tout. En découvrant une chaîne suspendue au plafond, Seol Jihu cessa de respirer. Et lorsqu’il vit le tas de viande accroché au crochet, ses yeux s’écarquillèrent.

C’était, sans aucun doute, le cadavre d’une Fée du Ciel, débitée avec art en un amas de chair.

« … »

Aucun mot ne sortit de sa bouche.

Il se souvenait d’avoir vu une scène similaire. Lorsqu’il avait infiltré le laboratoire du duché Delphinion. Il y avait trouvé Hugo, suspendu de la même manière.

« Tu as déjà entendu parler des capsules de chair humaine sur Terre, non ? »

Même dans ce contexte, la voix de Kim Hannah restait calme.

« C’est pareil ici. Comment dire… Les Terriens ont des fantasmes sur les Fées. »

Elle haussa les épaules.

« Peut-être pas au point de croire à l’immortalité, mais certains pensent qu’elles sont bonnes pour la santé ou qu’elles offrent des bonus de statistiques. Ils sont rares, cela dit. »

Seol Jihu dut serrer les poings pour contenir le dégoût qui montait de son estomac. En retour, la nausée lui remonta à la gorge, éveillant en lui une hostilité intense.

Les humains n’étaient pas en position de critiquer les Parasites.

Rien qu’en voyant les Terriens qui dirigeaient cet endroit, on comprenait qu’ils traitaient les autres races comme du bétail. Exactement comme les Orcs mutants le faisaient avec les humains.

Soudain, un faible gémissement résonna. Un sanglot, peut-être.

Seol Jihu s’approcha, inquiet, et fronça aussitôt les sourcils.

L’intérieur des cages était un spectacle d’horreur indescriptible, insoutenable à regarder.

Une Fée du Ciel gisait nue, à demi inconsciente. Il suffisait de la voir pour deviner quelle tragédie elle avait endurée, et en quoi consistait l’entraînement évoqué par le garde.

Seol Jihu s’agrippa à la cage. Il voulait la sortir.

Même s’il était trop tard, il voulait la renvoyer à la Fédération.

Mais comment faire ?

Il n’avait ni argent, ni lance.

« Ça va ? »

Au final, tout ce qu’il pouvait faire, c’était poser une question inutile.

La Fée du Ciel, pleurant à fendre l’âme, articula :

« Enfant… »

Enfant ?

« Enfant… mon enfant… »

Même en pleurant, elle cherchait son enfant.

Qu’est-ce que la Fédération penserait, si elle voyait ça ?

« Sales humains. »

Une voix pleine de haine le transperça dans le dos. Dans une cage derrière lui, un Homme-Bête le dévisageait avec rancune. À sa queue de renard, c’était une Homme-Renard.

« Une race barbare, obsédée par ses désirs, même sous la menace des Parasites. »

Lorsque leurs regards se croisèrent, elle cracha sa malédiction comme si elle n’avait attendu que cet instant. Seol Jihu voulut la démentir, mais referma la bouche en voyant les traces de torture sur tout son corps.

« Attendez un peu. Même si je meurs et que je deviens un esprit vengeur, je—— »

« Aigoo, elle recommence. »

L’Homme-Renard qui crachait ses malédictions tressaillit et baissa la tête. Un homme obèse, moustachu, entre deux âges, s’approchait à grands pas. Les yeux de l’Homme-Renard lancèrent des éclairs.

« Toi… ! »

« Tais-toi, tu veux ? On a de la visite. Tu veux un autre tour d’entraînement, toi aussi ? Hmm ? »

« Essaie un peu de poser un seul doigt sur moi ! Vas-y, tout de suite ! »

« Tu peux mourir si tu veux. Mais alors, le petit là-bas en paiera le prix. »

L’homme jeta un regard vers une cage voisine de la sienne, d’un ton railleur. L’Homme-Renard inspira profondément et referma la bouche, tandis qu’il riait sournoisement. À le voir la manier ainsi, il devait avoir une certaine expérience.

Tandis qu’un affreux grincement de dents s’élevait, Kim Hannah soupira.

« Pourquoi avoir voulu nous rencontrer ici ? Une pièce suffisait. »

L’homme écarquilla les yeux.

« De quoi tu parles ? Tu as dit que— »

Il s’interrompit, plissa les yeux, et cligna plusieurs fois. Il venait d’apercevoir un jeune homme, accroché à une cage, le regard fixe.

« C’est qui ? »

« Un acheteur potentiel. »

« Oh ? Il est jeune. Pourquoi il… »

Seol Jihu se retourna brusquement, le regard brûlant.

L’homme tressaillit, mais éclata de rire en voyant ce jeune accroché à la cage.

« Iya~ Tu as bon goût, mon garçon. Mais elle n’est pas à vendre. C’est un produit de luxe. On se l’arrache. »

Quoi ?

« Depuis qu’elles ont perdu leur pouvoir spirituel, les Fées du Ciel sont plus faciles à capturer. Mais les Hommes-Renards, ça reste rare. Si tu la veux vraiment, viens à l’enchère demain soir. »

Seol Jihu comprit. Cet homme croyait qu’il faisait partie du même monde que lui.

« T’en fais pas. Tu viens avec Miss Foxy, alors je peux faire un geste pour toi. »

L’homme fit claquer ses lèvres et poursuivit.

« Alors ? Quelque chose t’a tapé dans l’œil ? Tu veux la ramener à la maison ? Ou l’utiliser comme médicament ? On peut la découper pour toi, si tu veux. »

Il désigna la masse de viande accrochée.

Les sourcils de Seol Jihu tressaillirent. Il porta la main à sa taille, en vain. Puis dans sa poche. Il n’y trouva que son œuf fragile.

L’homme claqua la langue.

« Je t’ai dit qu’elle n’était pas à vendre. Je ne la vendrais pas même pour un million de pièces d’or. Non, je ne peux pas. C’est une question de crédit. »

« … »

« Allez, choisis autre chose que cette Homme-Renard. »

Seol Jihu détourna les yeux de la cage à contrecœur.

Il avait atteint ses limites.

La corde retenant sa raison s’était tendue depuis qu’il avait vu les rues nocturnes. Un peu plus, et elle allait rompre.

Kim Hannah lui faisait des signes des yeux depuis un moment. Elle s’apprêtait à parler quand—

« Hé. »

« Je n’achète rien. »

Les mots de Seol Jihu jaillirent.

Les yeux de l’homme s’écarquillèrent.

« Quoi ? »

« Je n’achèterai rien ici. Même de la meilleure qualité, c’est trop sale pour moi. »

Il cracha ces mots en grinçant des dents. Puis, il tourna les talons et quitta le sous-sol.

L’homme ricana en voyant le jeune homme disparaître.

« Haha, quel jeune homme irritable. »

« Hé ! »

Kim Hannah l’appela plusieurs fois, mais Seol Jihu l’ignora. Il ne se retourna même pas.

Ces malades, ces ordures… !

Il marchait à grandes enjambées, le regard acéré. Il voulait sortir au plus vite de ce foutu bâtiment.

C’est pourquoi il ne remarqua pas.

Que l’œuf s’était échappé de sa main et sortait la tête de sa poche.

Puis il rebondit doucement sur son épaule, s’inclinant vers l’avant…

…comme s’il voulait observer attentivement le visage du Seol Jihu furieux.


  1. La fleur du châtaignier de Chine dégage une odeur caractéristique, semblable à celle du sperme. ↩