Les chamailleries enflammées pleines d’allers-retours se transformèrent finalement en une féroce bataille de provocations.
Seol Jihu essaya de la persuader en lui disant qu’il y avait une vraie raison pour qu’ils n’aillent pas à la villa et qu’il l’emmènerait plutôt à Shéhérazade aujourd’hui. Cependant, il était difficile d’apaiser Flone, qui était très excitée.
Qui pourrait la blâmer ? Après tout, voler autour du monde en tant qu’esprit incorporel était quelque chose que tout le monde avait dû imaginer au moins une fois. Comme l’expédition était même accompagnée d’une description stimulante appelée interdit, il n’était pas surprenant que Flone, qui avait soif d’aventure, soit si motivée.
Pendant un certain temps, Seol Jihu avait tenu bon avec des NON fermes. Cependant, lorsque Flone sortit son arme secrète, à savoir pleurer des larmes de sang, il n’eut pas d’autre choix que de se rendre.
Tu crois que j’y vais seulement par curiosité ? Grand-père m’adorait quand j’étais petite. S’il n’était pas mort, je n’aurais pas été enterrée vivante. Il est peut-être tard, mais je veux récupérer son corps et lui donner un enterrement digne de ce nom. Et ainsi de suite.
Seol Jihu ne pouvait pas résister lorsqu’elle se lamentait sans arrêt.
Finalement, Seol Jihu accepta, mais seulement après lui avoir fait promettre de garantir leur sécurité.
Mais même s’il voulait partir, des problèmes les entravaient.
Je ne sais même pas où c’est.
Tout ce qu’il savait, c’est que Phi Sora avait quitté le port de Nur à bord d’un bateau. Mais comme il semblait que Flone se souviendrait si elle était dans la région, il ignora cette partie.
Un autre problème était que cette affaire était entourée d’une grande polémique. Comme se faire remarquer ne servirait à rien, il n’osait pas demander de l’aide à ses camarades. Après tout, il risquait de leur causer des ennuis en les mêlant à la controverse.
Seol Jihu inventa donc une histoire pour expliquer qu’il avait quelque chose à faire et se prépara à voyager seul.
Il n’avait jamais imaginé que les choses se passeraient ainsi, et il avait certainement des inquiétudes, mais il changea d’avis en voyant le sourire lumineux et joyeux de Flone.
Je vais me dire que c’est pour lui rendre la pareille.
En y réfléchissant bien, c’était la première fois que Flone — l’Arbre généreux — désirait autant quelque chose. Lui permettre d’avoir cette seule chose ne devrait pas poser de problème.
C’est ainsi que Seol Jihu monta dans le carrosse pour se rendre à Nur.
**
Tap, tap.
Des bruits de pas résonnèrent dans un couloir.
Un silence de mort régnait à l’intérieur de la villa, et l’obscurité totale rendait les choses à peine visibles. De plus, un air assez froid pour provoquer la chair de poule circulait dans l’atmosphère.
Un groupe de personnes marchait dans ce couloir sombre, ne se fiant qu’à une torche qui vacillait de façon précaire.
Mais bientôt, le meneur s’arrêta, étant arrivé dans un cul-de-sac.
Un mur poussiéreux et délabré révélant un long passage du temps attira le regard de Phi Sora, qui laissa échapper un soupir.
Encore.
Le couloir était bloqué. Elle ne comptait plus le nombre de fois où ils avaient vécu la même chose.
Elle fixa le mur d’un œil fatigué avant de se retourner et de vérifier l’état du groupe.
Un, deux.
Ses camarades n’avaient pas l’air mieux, ayant le teint émacié.
Trois, quatre.
En vérité, le groupe était incapable de distinguer la nuit du jour et avait même perdu la notion du nombre de jours qui s’étaient écoulés depuis leur entrée.
Cinq…
Phi Sora compta cinq personnes. Six, elle comprise.
Le groupe était composé de 18 membres au début de l’expédition, et pourtant 12 avaient disparu.
C’est vrai, ils ne sont pas morts. Ils se sont volatilisés après être entrés dans cette villa.
Comment ?
Comment les choses avaient-elles pu tourner ainsi ?
Phi Sora se mordit les lèvres.
Le début n’avait pas été mauvais. L’entrée dans la villa se déroula sans encombre, et l’exploration du 1er étage n’avait pas été plus difficile que les épreuves de courage qu’elle avait eues à l’université.
Lorsque le groupe collectionnait les trésors et les produits de luxe qui traînaient dans la villa, elle pensait avoir enfin touché le jackpot après avoir passé tant de temps au Paradis.
Le problème avait commencé lorsqu’ils avaient grimpé les escaliers.
Après avoir parcouru le deuxième, le troisième, puis le quatrième étage, ils étaient prêts à rentrer chez eux, ravis. Cependant, ils ne trouvèrent pas l’escalier. Ils étaient retournés par où ils étaient venus, mais l’escalier avait disparu.
Après avoir exploré la villa pendant des dizaines d’heures, le groupe d’expédition était mort de fatigue. Ils choisirent d’installer un campement, mais lorsque Phi Sora se réveilla de son sommeil, elle ne vit pas les deux membres qui étaient censés monter la garde. Ensuite, quatre membres qui étaient allés observer les environs s’envolèrent sans laisser de traces.
Furieuse, Phi Sora effectua une fouille minutieuse de la villa, mais elle ne trouva nulle part les six personnes qui s’étaient évaporées.
Les autres membres continuèrent à se volatiliser. Le serre-file disparaissait au milieu d’une exploration, ou un ou deux membres s’évaporaient si Phi Sora les quittait des yeux ne serait-ce qu’une seconde.
Comme ça, il ne restait plus que six personnes.
Elle connaissait la gravité de la situation dans laquelle elle se trouvait.
Mais ce qui la déstabilisait le plus, c’était…
Crrrk—
… Le son mystérieux qui retentissait d’un endroit indéterminé.
D’une part, on aurait dit que quelqu’un ouvrait de force une porte rouillée, d’autre part, on aurait dit qu’une créature obscure traînait légèrement les pieds sur un plancher en bois délabré.
L’important, c’était que ce bruit résonnait à chaque fois qu’elle commençait à l’oublier. Et dès que ce son parvenait à ses oreilles, quelqu’un disparaissait toujours.
Gloups. Quelqu’un avala sa salive nerveusement.
« Grande sœur… »
Une fille portant une robe de Prêtre eut les larmes aux yeux.
« N’aie pas peur. »
Les yeux de Phi Sora se firent perçants.
« Et ne parle pas comme si tu étais faible. Ce fils de pute le fait exprès. Il prend du plaisir à voir nos réactions. »
« Mais… »
« Pas de mais. Si cette chose était quelque chose de spécial, elle serait apparue devant nous depuis longtemps. Réfléchis un peu. Sinon, pourquoi s’amuserait-elle de façon aussi éhontée ? »
Crrk, crrrrrk !
Aussitôt, un vacarme désagréable retentit dans le couloir. C’était comme si la mystérieuse créature riait pour se moquer.
Phi Sora serra les dents et se força à continuer à parler.
« Nous allons arrêter les recherches ici. Ensuite, nous… »
Vroush. La lumière de la torche s’éteignit.
Au moment où les yeux de Phi Sora s’ouvrirent…
Crrrk !
Les six personnes le sentirent.
Crrrrrrrrrrrrrrk !
De l’autre côté du couloir, quelque chose fonçait férocement vers eux.
« UAAAAAAAH ! »
« AAAAAAAAK ! »
Des cris perçants résonnèrent dans le couloir.
**
Après être arrivé à Nur, Seol Jihu attendit l’aube pour se rendre au port.
Après s’être rendu dans un endroit désolé qu’il avait vu dans l’après-midi, il vérifia si quelqu’un regardait avant de confier son corps à Flone.
La méthode choisie par Seol Jihu pour traverser la mer était le vol. Il mettait à profit le fait que Flone pouvait exercer une force physique si elle le souhaitait.
Utiliser un bateau était également une option, mais il n’était pas sûr de trouver un capitaine qui accepterait. Plus important encore, il attirerait l’attention en prenant un bateau. Comme Seol Jihu rêvait de commettre le crime parfait, voler dans les bras de Flone était l’approche la plus sûre.
C’est aussi beaucoup plus rapide.
En traversant la mer sombre éclaboussée de vagues, Seol Jihu voyait son cœur battre la chamade. Il se sentait un peu coupable, comme un enfant qui faisait une bêtise.
Combien de temps s’était-il écoulé ?
Seol Jihu lissa ses cheveux pour les empêcher de flotter dans l’air et découvrit une côte qui se rapprochait dans l’obscurité.
Techniquement parlant, ce bord de mer marquait le début du territoire des Parasites.
« Comment ça va ? Tu te souviens de quelque chose ? »
[Je ne suis pas sûre. En quelque sorte… ?]
Flone, qui traversait la mer en ligne droite, se tourna doucement sur le côté. Au même moment, Seol Jihu activa ses Neuf yeux.
Bordel de merde !
Il avala immédiatement son souffle. Toute la côte fut recouverte d’une nuance de jaune.
Attention requise.
L’hésitation se dessina sur le teint de Seol Jihu. Il savait que cette zone était le territoire des Parasites, mais d’après ce qu’il avait entendu, leur armée n’était pas souvent stationnée ici.
À en juger par la couleur du rivage, l’information était peut-être erronée.
Peut-être qu’il vaut mieux faire demi-tour…
[Hein ?]
À ce moment-là, Flone glapit après avoir volé autour de la côte pendant un long moment.
[Je l’ai trouvé !]
Seol Jihu regarda autour de lui et aperçut un bâtiment isolé qui brillait d’une lumière différente.
« Tu es sûre que c’est là ? »
[J’en suis sûre : Sacrificium, la villa sur la falaise.]
Tout comme Flone l’avait dit, le bâtiment se situait au bord de la falaise du rivage. Peut-être parce qu’il faisait encore nuit, il dégageait une aura inquiétante en se tenant tout seul au milieu de nulle part.
Le problème, c’était que la villa était incolore.
Pourquoi ?
D’après Flone, la villa était un endroit incroyablement redoutable. Seol Jihu était certain que la couleur du danger apparaîtrait. Cependant, la villa était incolore, quelle que soit la façon dont il la regardait.
Était-ce lié au fait que le rivage était jaune ?
Il ne pouvait pas en être sûr, sauf pour une chose. À partir de maintenant, même une action apparemment insignifiante pourrait déterminer la vie ou la mort. Non, c’était certainement le cas.
Flone s’arrêta près de la villa.
Seol Jihu observa le casque de camouflage de l’armée qu’il tenait dans sa main. Il avait dépensé une assez grosse somme d’argent pour acheter cet équipement, qui ne pouvait être utilisé qu’une seule fois, mais qui avait un effet fantastique.
Son plan initial était d’envoyer Flone et de camper à proximité en se cachant. Mais comme les environs étaient teints en jaune, il n’avait pas d’autre choix que de changer d’avis.
Que devrais-je faire ?
En regardant la couleur jaune, il se sentait mal à l’aise à l’idée de se séparer de Flone et de rester seul. Mais il ne voulait pas non plus entrer ensemble à l’intérieur de la villa.
En vérité, depuis qu’il s’était échappé du laboratoire situé sur le territoire des Parasites, il n’avait plus jamais souhaité y mettre ne serait-ce qu’un pied.
Est-ce que je dois me cacher sous l’eau ?
Il détestait l’idée de rester sur le territoire des Parasites au point d’avoir une pensée aussi absurde. Mais l’instant d’après, il secoua la tête.
Ce n’était pas comme s’il n’y avait pas de créatures volantes parmi les Parasites. Si les vagues de l’océan l’emportaient en pleine mer, il serait dans une position terrible.
Il ne voyait pas non plus de rochers ou d’îles minuscules où se cacher.
Comme c’est ennuyeux !
[Hum, qu’est-ce que tu vas faire ?]
Une voix agitée retentit dans sa tête déjà confuse.
« Tu as besoin d’y aller ? »
Sentant peut-être la pointe d’agacement dans la voix de Seol Jihu, Flone baissa la tête.
[Je veux y aller…]
« … »
[La curiosité est une raison… mais je désire vraiment trouver grand-père. Il y a quelque chose que je veux demander quand je le rencontrerai…]
« Mais rien ne garantit que ton grand-père se trouve dans la villa. »
[Oui, mais… ce n’est pas une question de possibilités. C’est le seul endroit où il peut se trouver.]
« ? »
[On nous a parlé de l’assassinat, mais on n’a jamais récupéré son corps.]
Seol Jihu fronça les sourcils et leva le regard. Il pouvait voir un fantôme qui fixait la villa avec une expression ardente.
[J’ai compris après ma mort.]
Flone poursuivit.
[Je suis devenue libre grâce à toi, mais la plupart des esprits qui vivaient autrefois sont retenus à un lieu spécifique.]
« Par lieu spécifique, tu veux dire… »
[L’endroit où ils sont morts.]
Souligna Flone.
[S’il n’est pas dans la villa, il doit être devenu un esprit libre et être parti, ou être passé dans l’au-delà. Comme nous ne pouvons pas vraiment le trouver si c’est le cas, je peux renoncer à le retrouver sans regret.]
Flone ayant dit tout cela, l’expression de Seol Jihu s’adoucit.
« … Que veux-tu lui demander ? »
[Ceci.]
Le pendentif au cou de Seol Jihu s’entrechoqua.
[Je suis curieuse de savoir pourquoi maman m’a laissé ça et pourquoi elle a dit ce qu’elle a fait en plaçant ça sur mon cercueil…]
En entendant sa voix triste, Seol Jihu se mordit les lèvres.
Maintenant que j’y pense…
[Ce collier…]
[Un fragment des Sept Vertus. Tu as bien fait de le trouver.]
Après un court silence, Seol Jihu demanda.
« De quoi ça a l’air ? »
[Hm ?]
« La villa, je veux dire. »
[Oh, qui sait ? Je ne sens aucune présence qui vaille la peine d’être notée… C’est juste que…]
« C’est juste que… ? »
[C’est étrange. J’ai l’impression qu’il me fait signe d’entrer… C’est la seule façon dont je peux décrire ce sentiment.]
Seol Jihu croisa les bras et baissa la tête.
Je dois faire le bon choix.
Aller ensemble ou rester seul.
Après avoir regardé de long en large entre l’incolore et la couleur jaune, Seol Jihu se décida.
« Tu peux partir. »
[Je peux y aller ?]
« Oui, mais nous y allons ensemble. »
[E-Eh ? Tu viens aussi ? Vraiment ?]
« Ça pourrait t’aider à demander si tu as ce pendentif. »
Bien que ce soit la logique qu’il ait donnée, la vraie raison était qu’il avait confiance en ses Neuf yeux.
Bien sûr, les Neuf yeux étaient plus variés qu’on ne pourrait le croire. Bien que la villa puisse être incolore maintenant, y entrer ou toucher quelque chose de mal pourrait instantanément changer la couleur en quelque chose de plus sinistre.
Mais…
Même en tenant compte de cela, Seol Jihu pensait qu’il valait mieux entrer.
Il ne savait pas pourquoi, mais il avait le sentiment que rester près de Flone augmenterait considérablement ses chances de survie.
Il serait également capable de faire face à n’importe quelle situation qui se présenterait.
[Vraiment ? On y va vraiment tous les deux ?]
« … Oui. »
Un soupir assez lourd pour faire sombrer l’océan s’échappa de la bouche de Seol Jihu.
« Mais n’oublie pas la promesse que tu m’as faite. »
[Oui ! Bien sûr !]
Flone cria joyeusement.
Bientôt… le jeune homme et l’esprit tournèrent autour de la falaise et disparurent à l’intérieur de la villa.
Seol Jihu et Flone entrèrent dans la villa sans trop de problèmes. Comme la villa était extrêmement sombre, Seol Jihu alluma la pierre d’éclairage qu’il avait apportée.
« Hm… »
La villa semblait plutôt petite de l’extérieur, mais comme prévu, l’intérieur lui arracha automatiquement une exclamation d’admiration.
Il pouvait voir des traces de fouilles récentes, comme pour dire que l’endroit avait été usé par le temps. Une chose le surprenait : il n’y avait pas beaucoup d’ornements et de produits de luxe qui mériteraient d’être emportés.
Est-ce qu’ils ont tout pris… ?
« Ils auraient dû m’en laisser un peu… » Seol Jihu se murmura à lui-même avant de se souvenir soudain de Phi Sora.
Il n’aurait pas à s’inquiéter si elle mourait ou repartait après l’expédition, mais il y avait une chance qu’elle soit encore là. Il devait faire attention à ne pas la rencontrer.
[C’est donc le Sacrificium…]
« Flone ? Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit dans les environs. »
[Oui. Allons ailleurs.]
« N’oublie pas. Nous ne pouvons pas rester ici plus d’une heure. »
[D’accord, d’accord.]
Où devrais-je aller ? Flone se le demanda à elle-même avant de monter les escaliers. Inquiet à l’idée d’être séparé, Seol Jihu se lança rapidement à sa poursuite.
Au début, l’atmosphère désolée et effroyable le dérangea. Mais ce sentiment de malaise disparut au fur et à mesure qu’il conversait avec Flone.
Peut-être à cause de la fumée noire que Flone émettait continuellement, Seol Jihu semblait s’habituer à l’environnement au fil du temps.
Après avoir erré longtemps au deuxième étage, Flone poussa une porte. Il y avait des meubles et un lit à l’intérieur, mais cela avait l’air trop luxueux pour être une simple chambre d’hôte.
Seol Jihu repéra le portrait d’une femme souriant gentiment, puis lorsqu’il vit le petit tiroir en dessous, ses yeux s’écarquillèrent.
La guilde White Rose avait dû rater cette pièce, car un magnifique ornement était posé sur le dessus du tiroir.
Il s’agissait d’une grande coupe en verre. La tige était cristalline et le bol était orné de pierres précieuses. À l’intérieur, d’alléchants orbes dorés en forme de raisin étaient empilés.
En prendre un seul serait…
Une pièce d’or valant 550 millions de wons, l’orbe d’or devrait facilement se vendre à un milliard de wons.
[Tu peux le prendre.]
Voyant Seol Jihu fasciné par la coupe, Flone chuchota.
« J-Je peux ? »
[Oui. C’est pas comme si elle avait un propriétaire.]
« Mais l’empereur… »
[Ne t’inquiète pas, cet empereur cupide a été décapité à la guillotine.]
En d’autres termes, il avait été tué ailleurs.
Dans ce cas, Seol Jihu n’avait aucune raison d’hésiter.
Seol Jihu s’approcha de la coupe ornée de bijoux et fixa les orbes dorés d’un air ravi.
Combien y en a-t-il ?
Il semblait y avoir au moins dix orbes à l’intérieur.
[La coupe est jolie aussi, prenons-la.]
Seol Jihu acquiesça d’un air hébété.
Cet endroit est vraiment un trésor.
Dire qu’une seule pièce renfermait un trésor aussi incroyable…
C’est alors…
Tandis que Seol Jihu ramassait les orbes bouche bée, il sentit soudain un regard étrange. Lorsqu’il leva les yeux, suivant son instinct…
« ! »
Son corps se figea, raide, et ses yeux s’écarquillèrent.
La femme au sourire bienveillant du portrait avait maintenant les coins de la bouche accrochés à ses oreilles.
Lorsqu’il croisa le regard de la femme, dont la tête avait tourné selon un angle étrange, son souffle s’arrêta. Son cri resta coincé dans sa gorge.
[Qu’est-ce qui ne va pas ?]
Voyant Seol Jihu figé, Flone leva les yeux sans trop réfléchir. Puis, lorsqu’elle vit la femme sourire de façon effrayante…
[NOOON !]
Elle poussa un petit cri et balança inconsciemment son bras.
À cet instant, Seol Jihu réussit à peine à sortir de son état d’hébétude. Une scène claire se grava dans son esprit.
Les ongles acérés de Flone griffaient impitoyablement le portrait…
Tzzzzt !
Et le visage de la femme souriante se transforma en stupeur.
[Tu m’as surprise !]
Il ne fallut pas longtemps pour que le portrait se transforme en un désordre méconnaissable.