Chapitre 144. Choix du destin (4)

— Arrête de compliquer les choses. Fais le vide dans ton esprit, et concentre-toi uniquement sur la distinction entre le coupable et la victime.

« Ça devrait être assez facile. »

Alors que l’affaire était tout emmêlée et alambiquée, les rôles étaient clairs. Le courtier en informations était le coupable, tandis que PAX et White Rose étaient les victimes.

— Pourquoi ?

Mais Kim Hannah souleva une question.

— Qui a dit que Bok Jungsik était la victime dans cette affaire ?

Le leader de White Rose n’était-il pas une victime ?

— Bok Jungsik ne l’a-t-il pas dit lui-même ? Parce qu’ils n’ont pas réussi à trouver une organisation partenaire, ils ont annulé leur plan d’expédition juste avant le départ.

Seol Jihu hocha la tête.

— Cela signifie qu’ils y ont renoncé de leur propre chef. Abandonner volontairement une expédition avant même que quelque chose ne tourne mal… Cela ne veut-il pas dire qu’ils ont déjà décidé de subir des pertes avant ce moment-là ?

Kim Hannah insista sur le mot déjà, soulignant que l’expédition n’avait pas été annulée à cause des manifestations.

Elle avait raison. Seol Jihu balbutia.

« M-Mais. »

— Oui. Et du coup, cette salope mal embouchée a forcé l’expédition. Je la vois très bien faire ça.

« Pourquoi ? Si le leader a annulé l’expédition, elle n’aurait pas dû y aller, n’est-ce pas ? »

— C’est ce que tu penses. Mais cette ordure est l’as de White Rose. C’est elle, la vraie. Bien que Bok Jungsik soit le maître de guilde de par son nom, il n’est en fait qu’un homme de paille.

[Notre leader doit avoir grandi maintenant, il sait comment faire des commérages dans mon dos.]

[Il n’y a pas de problème. Je vais plutôt commencer à parler.]

C’était vrai. Bok Jungsik ne semblait pas très influent. Et il l’avait vue agir sans retenue. Cependant, Seol Jihu n’avait pas imaginé que Bok Jungsik n’était qu’un homme de paille.

— Et tout cela s’est passé avant que PAX n’en fasse un problème. C’est une information pour laquelle ils ont échangé 10 pièces d’or, et ils ont également confirmé l’existence de la ruine. Mais annuler soudainement l’expédition pour une question mineure après l’avoir minutieusement planifiée pendant des mois ? Ça n’a absolument aucun sens.

Le visage de Kim Hannah se rapprocha dans la boule de cristal.

— Il y a une autre chose dont je me méfie.

Elle baissa la voix jusqu’au murmure.

— 10 pièces d’or, c’est pas une blague. Ça représente 500 millions de wons. Et combien tu penses que la préparation leur a coûté ? Faire s’évaporer soudainement leurs plans signifie jeter à la poubelle tout ce qu’ils ont organisé. À ton avis, qu’est-ce qui a traversé l’esprit des membres ? T’aurais pas, toi aussi, douté de la compétence du leader ?

« Où veux-tu en venir ? »

— Regarde la situation dans son ensemble. Un salaud qui est déjà dans une position précaire met en place une situation où ils doivent avancer même s’ils ne peuvent pas en tirer profit, puis décide soudainement de se retirer. En y regardant de plus près après que la situation a éclaté, tu ne penses pas que tout a été mis en scène ?

Après que la situation a éclaté ?

Seol Jihu sursauta.

« Attends. Alors ça veut dire que Mademoiselle Phi Sora est… »

— Piégée.

Kim Hannah résuma la situation en un mot.

— À partir du moment où cette ordure a pris son indépendance, toute la responsabilité lui est retombée dessus. Et même si White Rose pense que la situation est injuste, la famille royale écoutera probablement PAX qui a acheté l’information en premier. Maintenant, pour conclure…

« … »

— Si elle meurt là-bas, tout s’arrête. Même si elle revient vivante, elle sera noyée dans les controverses. Ce qui signifie… que l’expédition réussisse ou non, le résultat final a déjà été déterminé.

Kim Hannah esquissa un léger sourire.

— À part le courtier, celui qui en profitera le plus est… ? Qui ?

Seol Jihu fixa le cristal d’un air absent.

Après l’appel, Seol Jihu s’appuya sur la balustrade et regarda dehors.

Kim Hannah avait dit qu’elle rappellerait lorsqu’elle aurait trouvé une preuve définitive, mais comme elle l’avait dit, l’issue était déjà décidée. Il ne savait pas pourquoi, mais ses pensées continuaient d’aller dans une direction étrange.

En fermant les yeux, la scène de Phi Sora se pendant avec un sourire dans une pièce délabrée lui revint à l’esprit.

Le Choix du destin…

[Tu as l’air de penser que le destin est quelque chose d’extraordinaire, mais ce n’est pas le cas.]

Le destin était quelque chose d’inné ; une fatalité inévitable.

C’est ce que Ian lui avait dit.

C’était un destin de respirer tant que tu naissais humain, et c’était aussi un destin de mourir si tu cessais de respirer.

Cette loi de causalité était un invariant absolu. En fin de compte, le destin n’était pas synonyme de changement.

Par exemple, à partir du moment où Phi Sora avait forcé l’expédition et créé une cause, le résultat — sa pendaison — devait se produire.

Il s’agissait d’un destin inévitable ou, comme l’avait dit Ian, de l’acceptation de son destin.

Quelle était alors la raison de l’inclusion du mot choix ?

Cela signifiait qu’il n’y avait pas qu’un seul destin possible, mais plusieurs.

Seol Jihu aurait pu l’empêcher de force de partir, l’accompagner dans l’expédition, ou même aller la sauver maintenant.

En fin de compte, il n’avait pas agi, et il n’avait pas l’intention de le faire, mais s’il avait décidé quelque chose, Phi Sora aurait peut-être connu un destin différent.

S’il ne faisait rien, son souffle s’arrêterait et elle mourrait sans aucun doute, mais d’un autre côté, s’il agissait, son souffle ne s’arrêterait pas, ce qui l’empêcherait de périr.

Il pouvait intervenir en choisissant entre les deux destins inévitables.

Et c’était cela, le Choix du destin.

[Qu’est-ce qui te fait tant réfléchir ?]

Seol Jihu ouvrit les yeux au son d’une voix agréable. Il pouvait voir un nuage de fumée noire flotter devant lui.

« Tu t’es bien amusée ? »

[Oui. J’ai juste fait un tour rapide de l’endroit. J’ai déjà vu tout ce qu’il y a de toute façon.]

Il pouvait entendre un ton légèrement ennuyé dans la voix de Flone. Elle devait encore éprouver un certain mécontentement à quitter Shéhérazade si tôt.

D’un autre côté, elle était restée coincée dans son tombeau pendant des centaines d’années, alors il comprenait pourquoi elle était si curieuse du monde extérieur.

« J’ai pensé à la villa de l’ancien empereur. »

[Pourquoi ? Tu n’as pas l’intention d’y aller, n’est-ce pas ?]

En réponse à la voix anxieuse, Seol Jihu secoua la tête.

« Non. C’est juste que j’ai entendu dire que quelqu’un que je connais s’y rendait. »

[Pourquoi cette personne irait-elle…]

« Eh bien, c’est dans la nature humaine de vouloir faire quelque chose qu’on lui a dit de ne pas faire. »

[Je suppose. Il y avait aussi beaucoup de ces idiots aveugles à mon époque.]

« Il y en avait ? »

[Oui. Pour être honnête, ce n’est pas comme si je n’avais jamais envisagé d’y aller non plus. Mon esprit sait que je ne devrais pas, mais je ne peux pas m’empêcher d’être curieuse.]

En voyant la fumée noire acquiescer, Seol Jihu se souvint soudain de l’histoire qu’elle n’avait pas fini de raconter auparavant.

« Flone. À quoi servait cette villa du vivant de l’empereur ? On ne dirait pas qu’elle était simplement utilisée à des fins récréatives. »

[Elle avait un usage politique et lui servait également de coffre-fort personnel.]

« Un usage politique ? Un coffre-fort ? »

[Pour éliminer les ennemis politiques et stocker leurs richesses.]

Flone laissa échapper un profond soupir.

[Gorgonu, Rothschear, Rodrick, Rhetinhen, Monpansha, Baluark, Aluah, Angju… Je ne sais pas combien de chefs de famille ont été sacrifiés dans cette villa.]

Seol Jihu, choqué, plissa les yeux.

« Attends, par Rothschear, tu veux dire… »

[Tu t’en es souvenu.]

Le nom officiel de Flone était Flonecia Lusignan La Rothschear.

Ce qui voulait dire…

[Tu as raison. Notre famille était l’une des cibles de l’empereur. Nous étions célèbres pour notre grande richesse.]

[D’après les archives impériales de la bibliothèque royale, elle est répertoriée comme la belle fille cadette d’une famille autrefois prestigieuse, puis déchue.]

Alors que les mots de Flone et Ian s’assemblaient dans son esprit, la bouche de Seol Jihu s’entrouvrit.

« Ensuite, à cause de cet incident, ta famille s’est effondrée, et tu as été… »

[…C’est exact.]

Flone confirma ses pensées d’une voix amère.

« Mais pourquoi aurait-il fait ça ? S’il était l’empereur d’un empire entier, il devait avoir un pouvoir absolu. De quoi aurait-il pu manquer… ? »

[C’était pour l’argent.]

Flone répondit sans ambages.

[Cet empereur cupide a fait la guerre comme un fou. Mais ce genre d’actions nécessitait des moyens financiers extrêmement importants. Il était impossible, même pour l’empereur, de faire face aux coûts d’une guerre qui durerait des dizaines d’années.]

« Je vois. »

[Ainsi, après avoir réfléchi aux sources d’argent possibles, il jeta son dévolu sur les biens des familles nobles et les vola grâce à divers prétextes.]

« Prétextes ? »

[Si l’empereur invite une personne dans sa villa, tu penses qu’elle peut refuser ?]

« Ils ne peuvent pas simplement ne pas y aller ? »

[Dans ce cas, ils devront faire face au crime de refus d’un décret royal.]

Seol Jihu fit une grimace qui montra qu’il ne comprenait toujours pas.

[Personne ne sait ce qui s’est passé à l’intérieur de la villa. Mais d’après ce que j’ai vu et entendu, l’empereur a essayé d’assassiner ses invités. Mon grand-père en est mort aussi. Ensuite, sous le prétexte d’une enquête, l’empereur a dirigé une armée pour fouiller notre famille.]

« Et ils ont confisqué les richesses de la famille dans ce processus ? »

[C’est exact.]

Seol Jihu ricana.

« C’est n’importe quoi. »

[Il n’y avait personne qui ne savait pas qu’il s’agissait d’un complot. Pas même un seul.]

Flone parla tranquillement avant de fermer la bouche.

[Mais nous ne l’avons pas pris à la légère non plus.]

Flone continua de parler après un bref moment de silence.

[Quand l’invitation est arrivée dans notre famille, mon grand-père, qui était alors le chef de la famille Rothschear, a tout de suite remarqué les intentions de l’empereur. Il a donc mis au point un stratagème.]

Seol Jihu fit une tête intriguée.

[S’il allait mourir, qu’il y aille ou non, il voulait au moins protéger les biens de la famille. Il a donc secrètement tout caché sans que l’empereur s’en aperçoive.]

« Alors la raison pour laquelle ta famille est tombée… »

[Le problème, c’est que nous n’avons pris conscience de ce fait qu’après avoir appris la nouvelle de la mort de mon grand-père et trouvé le testament qu’il avait laissé dans son étude personnelle.]

« Il n’a pas laissé l’emplacement de la propriété ou quelque chose comme ça ? »

[Non. Tout ce qui était écrit dans le testament, c’était qu’il allait mourir, qu’il avait déménagé toutes les richesses de la famille avant que l’empereur ne tente quoi que ce soit, et que nous devions brûler le testament après l’avoir lu.]

Seol Jihu inclina la tête.

« Au final, si ta famille n’a rien perdu, il ne restait rien non plus ? »

[À proprement parler, oui. À l’exception de ceci.]

Il sentit soudain que l’on tirait sur son cou. Seol Jihu fixa le collier suspendu dans les airs.

« Le collier… »

[C’est le seul objet laissé par mon grand-père. Ma mère m’a dit qu’il l’avait appelée séparément pour le lui donner avant son départ. Il lui avait dit de ne pas le perdre quoi qu’il arrive et de le chérir très fort.]

C’est donc pour ça qu’elle était si furieuse quand Clara a touché le collier à l’époque. Seol Jihu pouvait enfin commencer à comprendre.

« Si d’autres familles avaient fait de même, je doute que l’empereur aurait été très heureux. »

[S’il y avait des gens intelligents comme mon grand-père, il y avait naturellement aussi des chefs de famille idiots. Je parie qu’il n’y en a pas que quelques-uns qui ont carrément tout offert à l’empereur par peur.]

« Wow ! »

Seol Jihu laissa échapper un souffle. Si les paroles de Flone étaient vraies, il ne pouvait même pas imaginer à quel point la villa était riche.

La villa d’un empereur était déjà assez grandiose, mais en y ajoutant les biens de plusieurs grandes familles…

Seol Jihu qui avalait sa bave…

« Heuk— »

… S’étouffa en voyant le visage de Flone en forme de vapeur d’eau juste devant son visage au milieu de la fumée noire. Il ne savait pas quand elle s’était matérialisée, mais il pouvait la voir plisser les yeux devant lui.

« T-Tu m’as fait peur. »

[Tu as l’intention d’y aller, n’est-ce pas ?]

« Hein ? »

[Non. Tu ne peux pas. Je ne vais pas te laisser partir.]

« Mais… »

Il avait beau répliquer, la fumée noire enserra étroitement ses deux mains et ses deux jambes. Incapable de bouger, Seol Jihu soupira.

« Très bien, je ne partirai pas. Maintenant, libère-moi. »

[Je ne te crois pas.]

« Pourquoi ? »

[Tes yeux brillaient.]

« Ne sois pas comme ça et laisse-moi partir. Combien de temps tu as l’intention de me garder captif ? »

[Oh, je ne sais pas. Pendant environ un an ? Ton envie de partir ne va-t-elle pas disparaître d’ici là ?]

Une année entière !

C’était impossible, peu importe à quel point il y pensait, alors il baissa le cou et commença à lécher le pendentif.

[Beuuuuurk !]

Flone hurla en reculant.

Après avoir libéré ses membres, Seol Jihu put voir le fantôme s’envoler au loin tout en se tortillant de dégoût.

[Espèce de sale type ! Tu sais que je déteste ça !]

En entendant le ton contrarié résonner dans son esprit, Seol Jihu se gratta la tête.

« Tu me serrais trop fort. »

[J’étais inquiète !]

« Je sais. Je ne partirai pas, d’accord ? Je te promets que je ne le ferai pas. »

Voyant Seol Jihu frotter ses paumes l’une contre l’autre en signe de supplication, Flone s’approcha timidement.

[Vraiment ?]

« Bien sûr. Tu l’as dit toi-même. Ce n’est pas un endroit où les personnes vivantes devraient aller. Il est évident que rien de bon ne sortira de toute façon de cet endroit… »

Ce n’était pas des paroles en l’air, Seol Jihu n’avait vraiment pas l’intention d’y aller.

Non seulement les Neuf yeux lui avaient signalé toutes sortes d’avertissements pour qu’il n’y aille pas, mais en plus, il n’y avait aucune raison pour qu’il y aille en premier lieu.

[Bien. Tu as bien réfléchi.]

Dit Flone d’une voix légèrement soulagée.

« Mais tu n’as pas dit que tu étais aussi curieuse ? »

[Mon grand-père disait que trop de curiosité était un poison. Ce n’est pas la peine d’aller dans un endroit aussi… effrayant, juste par curiosité.]

En entendant la voix déprimée, Seol Jihu ricana.

« Eh bien, c’est surprenant. Même toi, tu as quelque chose à craindre. »

[Eh bien, c’est parce que ma famille est directement impliquée, et aussi, car c’est arrivé quand j’étais jeune…]

« Mais puisque tu es déjà… »

Morte, est-ce que ça a de l’importance ? Seol Jihu ne termina pas sa phrase à voix haute.

Même s’il savait déjà que Flone était forte, il y avait des mots qu’il devait dire et d’autres qu’il valait mieux taire. Il savait que c’était impoli.

[Moi ? Qu’en est-il de moi ?]

« Euh… forte. »

[Déjà forte ? Ça veut rien dire.]

Mais malgré ses efforts pour changer de sujet, Seol Jihu eut des sueurs froides lorsque la persistance caractéristique de Flone fut activée.

[Pourquoi ? Tu n’aimes pas que je disparaisse soudainement tout le temps ?]

« Ce n’est pas ça. »

[Alors je devrais toujours rester à côté de toi ?]

Il se demandait comment on en arrivait à une telle conclusion, mais incapable de gagner contre son barrage persistant de questions, il avoua jusqu’à un certain point.

« Donc, euh… même si je n’entre pas personnellement dans la villa… Tant qu’elle est à portée, tu peux… »

Alors qu’il ne pouvait plus continuer à parler, la voix gazouillante s’arrêta soudainement.

Il était vrai qu’il n’y avait rien à l’intérieur de la villa qui puisse lui faire du mal. Après tout, elle était un esprit, ou autrement dit, déjà morte.

De plus, Flone était un esprit maléfique né de centaines d’années de ressentiment. Elle avait été capable d’anéantir aisément ces terribles Parasites à l’époque.

Même s’il y avait un monstre à l’intérieur, ne serait-il pas facile pour elle de s’en occuper ?

Alors que toutes sortes de pensées venaient à l’esprit de Seol Jihu, il cherchait soigneusement sa réponse.

Flone, qui n’avait pas relâché sa matérialisation, avait un air hébété.

Bon sang ! Moi et ma grande gueule.

Il avait commis une erreur tout en sachant que Flone avait beaucoup de regrets concernant la vie.

Alors qu’il était sur le point de s’excuser par culpabilité.

[…Ah.]

Flone laissa échapper une voix stupéfaite.

[Tu as raison !]

Ses yeux devinrent aussi grands que des lanternes.

« Pardon ? »

[T’as raison. Pourquoi est-ce que j’avais peur ?]

Puis, comme un enfant qui avait découvert quelque chose d’intéressant, elle devint excitée et flotta dans les airs.

« F-Flone ? »

[Je sors un peu !]

Et Flone s’envola comme ça.

Seol Jihu resta à fixer sans fin l’esprit qui devenait maintenant un petit point à l’horizon.

… Elle ne savait pas ?

Non, ce n’était pas ça. Elle avait peut-être instinctivement peur à cause du traumatisme qui lui avait été induit lorsqu’elle était enfant.

C’est du moins ce qu’il pensait, jusqu’à ce qu’il aperçoive Flone qui revenait rapidement.

Seol s’empressa d’agripper la rambarde de toutes ses forces après avoir vaguement réalisé pourquoi elle volait vers lui.

Un instant plus tard, dans le troisième escalier du bâtiment Carpe Diem, se déroula une scène étrange où un esprit tirait sur le col d’un jeune homme qui s’accrochait à la rambarde comme une cigale.

« Non, je n’irai jamais là-bas. »

[Pourquoi~ ! Allons-y~ !]

« J’ai peur, d’accord ? »

[Mais tu n’as même pas besoin d’y aller~ ! Je vais y aller toute seule !]

« Je ne veux pas ! Uggh. »

[Heuk !]

Quoi, quelle force !

Voyant sa prise se desserrer, Seol Jihu, paniqué, lécha rapidement le pendentif avec sa langue.

[Ahhhhh ! Je vais te tuer !]

Seol Jihu tressaillit en entendant la menace de Flone.

« Non ! On ne sait même pas ce qu’il y a à l’intérieur ! »

[Ça n’a pas d’importance !]

En réponse aux cris de Seol Jihu, Flone s’exclama gaiement comme si elle ne s’en était jamais souciée.

[Après tout, je suis déjà morte !]