Chapitre 136. Au revoir, sainte fantôme ! (2)

Combien de temps s’était-il écoulé ?

Après s’être débattu pendant près de 10 minutes, Seol Jihu avait tout juste réussi à échapper à l’emprise de la sainte fantôme. Pour être honnête, il était plus correct de dire qu’elle l’avait laissé partir.

« Aïe, aïe, aïe… »

Assis sur le sol et se massant les tempes, Seol Jihu jeta un coup d’œil sur le côté. La fumée noire était en train de se coller au mur.

Elle était de nouveau en train de bouder.

Puhuhuhu.

Seol Jihu rigola.

Je suis si heureux.

Devrait-il dire rafraîchissant ou revigorant ? Il n’avait jamais imaginé que les choses se passeraient ainsi lorsqu’il avait trouvé le tombeau avec l’équipe de Samuel.

En y repensant maintenant, combien de temps s’était écoulé depuis qu’il s’était laissé aller à jouer comme ça ?

En se rappelant les derniers mois, il avait été très absorbé, entre la mission de sauvetage, l’entraînement, la participation au Banquet, etc.

Il sentait ses émotions s’épuiser à force de s’occuper de toutes ces choses, mais maintenant qu’il avait mis ses soucis de côté et qu’il s’était amusé avec la sainte fantôme, il se sentait beaucoup mieux. Presque comme lorsqu’il avait été libéré de l’armée, il était plein de vie et prêt à tout essayer.

C’est donc pour ça que les gens conseillent aux autres de partir en retraite bien-être.

Seol Jihu se retourna. Allongé sur le ventre, il se mit le menton en coupe et fixa la fumée noire qui faisait une moue de colère.

« Votre Sainteté ? »

[Quoi ?]

Elle semblait savoir que ce qu’il avait fait n’était pas volontaire puisqu’elle répondit d’une voix furieuse.

« Pouvez-vous me montrer votre visage ? »

[Mon visage ? Pourquoi ?]

« Je veux le voir. »

Il n’avait pas pour hobby de regarder des cadavres. C’est juste qu’il était un peu curieux.

Quand est-ce que c’était déjà ?

Il avait déjà entrevu le dos de la sainte fantôme, par le passé. Il se souvenait qu’il avait l’air trop propre pour être le corps d’une personne morte.

Il y avait aussi cet air froid qui sortait du cercueil.

Il devina qu’il devait y avoir une raison. Sinon, un cadavre vieux de plusieurs siècles n’aurait pas pu être conservé sans tache.

[…Non.]

Cependant, la réponse de la sainte fantôme était non.

« Pourquoi pas ? »

[À moins que ce ne soit absolument nécessaire, je n’aime pas me voir, et encore moins me montrer.]

Seol Jihu tressaillit en entendant son refus catégorique. Comme si elle était soudain devenue froide et sérieuse, il sentit une malveillance terrifiante déferler sur lui comme de la grêle.

Il se demanda s’il n’aurait pas dû poser la question.

« Je suis désolé. »

[Non. Ce n’est pas ta faute.]

Lorsque le jeune homme devint déprimé, l’esprit vola rapidement vers lui.

[Je ne suis pas en colère contre toi… C’est juste qu’une des raisons pour lesquelles je suis piégée dans cette forêt, c’est à cause de mon corps.]

C’était quelque chose d’inattendu.

« Je pensais qu’une barrière avait été placée autour de la Forêt du Déni. »

[C’est le cas. Mais le support de cette barrière est le sort gravé sur mon corps.]

Seol Jihu pencha la tête.

[C’est facile si tu imagines une entrave. Je suis morte, mais mon âme est attachée de force à mon corps, et mon corps à la forêt.]

« C’est possible ? »

[C’est forcément possible. Sinon, je ne serais pas comme ça. Tu vois, mon vrai corps de l’époque où j’étais en vie a déjà pourri. Je ne fais que le reconstruire quand je le veux, en utilisant l’énergie vitale de la forêt.]

En d’autres termes, le corps dans le cercueil n’était pas un cadavre, mais une mystérieuse masse d’énergie formée de ressentiment condensé, tout comme la fumée noire.

« Pourquoi… pourquoi sont-ils allés si loin ? »

[Je ne sais pas, je pense qu’ils ont juste envisagé toutes les possibilités.]

« ? »

[Ces foutus fils de putes avaient peur de moi à ce point. Je parie qu’ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour empêcher que mon cadavre soit sorti de la forêt.]

« Quelque chose comme ça s’est produit ? »

[Juste une fois. C’est ma mère qui l’avait fait. Elle avait dû souhaiter me sauver coûte que coûte. Mais…]

Sa voix tremblait alors qu’elle marquait une pause.

Seol Jihu ne comprenait pas bien ce qu’elle voulait dire, mais ce soi-disant sage qui avait établi la barrière devait l’avoir renforcée en installant deux ou trois couches.

La sainte fantôme ne dit rien. Elle se contenta de tracer un cercle dans les airs et de flotter autour d’elle, le moral en berne.

Les yeux de Seol Jihu suivirent l’esprit qui gigotait jusqu’à ce qu’il aperçoive un cercueil fantaisiste.

Un support…

Organisant les informations concernant la matière, le cadavre à l’intérieur du cercueil agissait comme un lien intermédiaire. En d’autres termes, la libération du sceau sur le corps permettrait non seulement de lever la barrière, mais aussi de délivrer l’âme de cette femme pitoyable.

L’hésitation effleura le visage de Seol Jihu.

Son expression, alors qu’il fixait intensément le cercueil, devint compliquée et subtile.

Je pense que c’est possible, mais…

Ce n’était pas comme s’il n’avait pas d’avidité.

Pour Seol Jihu, la sainte fantôme était tel un arbre à cadeaux. Il pouvait lui rendre visite et se détendre, comme aujourd’hui, et elle lui offrait aussi parfois des cadeaux incroyables.

Non.

Je ne peux pas. Je ne devrais pas.

Seol Jihu réalisa à quel point il était égoïste d’espérer que ce confort dure toujours.

La sainte fantôme avait été enterrée vivante à l’âge florissant de sa jeunesse. Seol Jihu ne pouvait même pas imaginer ce qu’elle avait dû ressentir pendant les centaines d’années où elle avait dû endurer la solitude et l’injustice.

Cela aurait été une chose s’il n’avait rien pu y faire. Aussi regrettable que cela puisse être, maintenant qu’il avait une méthode, il ne pouvait pas simplement l’ignorer.

Seol Jihu inspira brièvement, puis demanda.

« Quel est votre nom, Votre Sainteté ? »

[Moi ? Flonecia Lusignan La Rothschear]

« Flonecia… quoi ? »

Lorsque Seol Jihu fut décontenancé par ce long nom inattendu, la sainte fantôme gloussa.

[Flone. Tu peux m’appeler Flone.]

« Flone… C’est un joli nom. »

[Hee.]

Elle émettait une intention meurtrière une minute plus tôt à peine, mais maintenant elle souriait à un simple commentaire.

« Flone… »

Seol Jihu se pinça les lèvres comme s’il voulait profiter de ce moment un peu plus longtemps.

Mais s’il y avait des rencontres dans la vie, il y avait aussi des adieux.

Il valait mieux que les adieux soient courts.

Seol Jihu alla droit au but.

« Flone, vous ne voulez pas partir d’ici ? »

[Je le veux.]

Elle répondit sans un instant d’hésitation.

Seol Jihu sourit ouvertement.

« D’accord. »

[Hm ?]

« Je vais vous aider. »

[…C’est impossible.]

Flone avait dû se rendre compte de ses intentions, car elle parla d’une voix dépitée.

[J’ai essayé des milliers, non, des dizaines de milliers de fois. Mais, quel que soit le désordre que j’ai fait, la barrière n’a pas disparu.]

En entendant sa voix déprimée, Seol Jihu enfonça sa main dans sa poche.

« On ne sait jamais tant qu’on n’a pas essayé toutes les options. »

[?]

« Je devrais pouvoir la faire disparaître. »

Seol Jihu prit la parole en sortant une perle brillant d’une lumière violette.

[Qu’est-ce que c’est ? C’est joli.]

« C’est un artefact parfait pour annuler les barrières et les sorts. »

Seol Jihu articula clairement.

Cette perle était l’objet qu’il avait échangé contre la Compétence. D’après l’homme qui la possédait auparavant, il avait un jour découvert d’anciennes ruines secrètes. Apparemment, il ne pouvait même pas envisager d’y pénétrer à cause de l’ampleur de la barrière et des pièges qui protégeaient l’endroit.

Bien qu’il se soit échappé parce qu’il craignait pour sa vie, il avait dit qu’il était toujours curieux de savoir ce qu’il y avait à l’intérieur.

Le problème, c’était qu’il avait obtenu cette perle lorsqu’il avait vendu les informations sur la ruine quelques jours avant d’entrer au Banquet.

Lorsque Seol Jihu l’apprit, il accepta immédiatement l’échange.

Bien que la perle violette ait un nombre limité d’utilisations, elle avait la capacité de démanteler les sorts et les pièges dans une zone étendue.

Bien sûr, il n’avait aucun moyen de garantir que cela fonctionnerait. Mais…

« Faites-moi confiance. »

Seol Jihu eut un rire gêné.

« C’est un artefact qui contient la puissance des Sept Dieux. Je ne sais pas à quel point ce Sage est génial, mais ce n’est qu’un humain. »

C’est vrai. Peu importe les compétences de ce Sage, il n’était qu’un humain.

Il ne serait pas logique qu’il puisse combattre le pouvoir des dieux.

Bien que Flone ait compris ce que disait Seol Jihu, elle resta silencieuse. Elle avait essayé de s’échapper de cet endroit un nombre incalculable de fois et avait échoué, et à présent elle ne comptait plus la multitude de fois où elle avait désespéré.

Elle ne pouvait donc pas parler facilement. Elle savait qu’elle ne serait pas déçue si elle n’avait aucune attente. Elle était trop fatiguée d’être blessée.

Mais en voyant Flone hésiter, Seol Jihu engagea rapidement la conversation.

« Mm… je vais vous dire ceci maintenant. Je vous remercie de m’avoir aidé de diverses manières. Je vous en suis vraiment reconnaissant. Reposez en paix, Flone. »

Flone ne dit rien.

Seol Jihu fit claquer ses lèvres.

Comme le dit le dicton il faut le voir pour y croire, lui montrer une fois semblait mieux que de lui en parler cent fois.

Mais il allait devoir lui dire au revoir dès qu’il le ferait.

Les pas lents de Seol Jihu s’arrêtèrent devant le cercueil. Puis, il plaça délicatement la perle violette contre celui-ci.

[Tu n’as pas vraiment besoin de…]

Une voix déprimée retentit.

[Ce serait du gâchis. Tu devrais employer ce précieux artefact pour quelque chose de plus utile.]

Flone tenta de l’arrêter, mais Seol Jihu secoua la tête.

« Il n’y a rien de plus utile que ça. »

Puis, il poursuivit calmement.

« Même si cela échoue… j’apporterai quelque chose d’autre. »

[U-Un ?]

« Je vous le promets. Si cette perle ne fonctionne pas, j’apporterai quelque chose d’autre pour vous libérer. Une méthode plus forte et plus efficace. »

[…]

Flone ne répondit pas. La fumée noire se tortillait dans les airs, et Seol Jihu se demandait comment il devait interpréter ce mouvement.

Mais cela ne dura qu’un instant.

S’il hésitait plus longtemps, il avait l’impression que sa détermination allait s’effondrer. Non, elle vacillait déjà.

En respirant profondément, Seol Jihu réveilla son mana. Puis, lorsqu’il l’inséra d’un seul coup dans la perle…

Paat !

La lumière scintilla sur la perle avant de disparaître. La vision de Seol Jihu se teinta de blanc, puis revint rapidement à la normale.

Lorsqu’il continua à infuser son mana dans la perle…

Woong.

Une vibration vigoureuse résonna dans le tombeau.

Woong.

Une fois de plus.

Woong.

Et encore une fois.

Woong !

Soudain, le bruit s’amplifia, et Seol Jihu sentit une lourde énergie toucher son corps avant de le traverser.

Woong ! Woong ! Woong ! Woong !

Comme un feu de circulation, la perle qui tremblait intensément se mit à scintiller d’une lumière radieuse.

Alors que sa vision commençait à se brouiller, Seol Jihu put constater quelque chose. Chaque fois que la perle vibrait, un énorme courant ondulait dans l’air au-dessus de la perle.

Telle une goutte d’eau tombant sur une surface lisse comme un miroir et provoquant une ondulation, l’énergie informe continuait à se répandre tout en dessinant des cercles dans l’air. C’était vraiment un spectacle merveilleux.

Soudain, des fissures commencèrent à apparaître sur le cercueil…

[…Eh ?]

Puis, il explosa instantanément.

[Aaaaaah !]

Flone avait dû être choquée elle aussi, car elle laissa échapper un long cri de surprise.

Seol Jihu ne savait pas ce qui lui arrivait, mais elle reconnaissait les changements.

[Im-impossible.]

« Flone ? »

[Vraiment… c’est vraiment… !]

Sur ce, la voix se coupa.

Ensuite, la fumée noire disparut comme si elle était aspirée par le cercueil brisé.

Bientôt, une jeune fille frêle se mit à flotter, les restes du cercueil retombant.

Comme c’était la première fois que Seol Jihu voyait la sainte fantôme de face, il fut presque instinctivement attiré par son apparence.

C’était vraiment une belle fille.

De ses traits de visage bien définis à son expression simple, elle dégageait un charme étrange et inexplicable.

Il en allait de même pour les petites mains posées délicatement sur son ventre, la peau blanche qu’il était difficile de distinguer des vêtements d’un blanc immaculé qu’elle portait, et les cheveux argentés, éclairés par la lune, qui coulaient comme une cascade.

Puis, Flone se retourna lentement en ouvrant doucement les yeux.

Ses yeux…

La mâchoire de Seol Jihu se décrocha légèrement.

Flone avait des pupilles noires très fines qui lui donnaient l’impression d’avoir des yeux blancs. Peut-être à cause de la lumière de la perle, ils dégageaient un air mystique.

Seol Jihu bégaya en demandant.

« Est-ce que… est-ce que ça a marché ? »

[…Mn.]

Bien que sa bouche soit fermée, elle émit un oui étouffé et hocha la tête.

[Chaque fois que l’énergie de la perle pulse, la barrière et le sort fondent. Non, ils ont déjà fondu.]

« Je n’ai rien senti. »

[Mais comment ? Aussi facilement ?]

À la façon dont elle marmonnait pour elle-même, on aurait dit qu’elle avait encore du mal à y croire.

[…Vraiment ?]

Elle regarda autour d’elle avant de trembler en pleurant.

Finalement, elle éclata en sanglots.

Les larmes de la sainte fantôme n’étaient pas transparentes comme celles d’un humain, elles étaient rouges tel du sang. Des larmes claires écarlates coulaient de ses yeux blancs.

Cependant, elle n’avait rien d’horrifiant. L’aura plutôt mystique qu’elle dégageait fit marmonner Seol Jihu comme s’il était enchanté.

« Ne pleurez pas. »

Flone leva la tête en pleurant.

« C’est fini maintenant. »

Personne ne pouvait reprocher à la sainte fantôme d’avoir du mal à y croire. Ce qu’elle n’avait pas réussi à accomplir pendant des centaines d’années avait été résolu par le jeune homme aussi facilement.

Lorsque son regard incertain et triste se posa sur Seol Jihu, il sourit.

« Je vous avais dit que ça marcherait. »

[…]

« Félicitations ! »

[Q-Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce que je fais à présent ?]

« Qu’est-ce que vous voulez dire ? Vous avez beaucoup souffert jusqu’à maintenant. »

[J-Je…]

Profondément émue, Flone ne pouvait pas poursuivre ses paroles. À la façon dont elle regardait les accessoires funéraires éparpillés autour du cercueil et cherchait autour d’elle, on aurait dit qu’elle voulait rendre la pareille d’une façon ou d’une autre.

Cependant, Seol Jihu était heureux de savoir que la sainte fantôme avait été libérée.

Grâce à cela, il avait remboursé la dette qu’il avait contractée quand elle lui avait sauvé la vie.

Il avait respecté la règle d’or.

[C-Ceci !]

Flone attrapa un accessoire qui s’entrechoquait et tendit les mains.

Ayant l’impression qu’elle lui mettait quelque chose autour du cou, Seol Jihu baissa les yeux. Il y vit un magnifique collier orné d’une pierre précieuse bleue.

C’était un souvenir de la mère de Flone, qu’elle chérissait profondément.

« Je peux vraiment le prendre ? »

[Tu ne veux pas ?]

Seol Jihu secoua la tête. Il ne pensait pas que ce serait une mauvaise idée d’avoir quelque chose qui lui rappelle leur relation.

« J’en prendrai bien soin. »

[Merci !]

Avant que Seol Jihu ne le remarque, l’intérieur du tombeau fut rempli de lumière et de vibrations et se transforma en un endroit où l’on entendait à peine les sons.

Même Flone était difficilement visible à cause de l’amas de lumière qui la recouvrait.

« … »

Même si Seol Jihu s’était juré de la faire partir sans regret, maintenant qu’il était confronté à l’inévitable moment, il sentait son cœur se vider.

[Eek !]

Quand ils se rencontrèrent pour la première fois.

[Ça a dû être très dur.]

Quand elle lui sauva la vie et la réconforta.

[Laisse-moi te donner ceci, arrête de pleurer, s’il te plaît.]

Quand elle l’a consolé alors qu’il pleurait.

[Revenez.]

Quand elle le renvoya avec un adieu chaleureux.

Les moments qu’il avait partagés avec Flone défilèrent dans son esprit. En y repensant, il avait l’impression d’avoir seulement reçu, et non pas donné.

Bien qu’il soit confronté à une lueur aveuglante, il mit de la force dans ses yeux pour les garder ouverts. En voyant Flone se transformer en particules de lumière, Seol Jihu comprit qu’elle allait bientôt disparaître.

Bien qu’il y ait beaucoup de choses qu’il voulait dire…

« Votre Sainteté ! »

Seol Jihu leva les bras…

« Au revoir ! »

Et libéra les émotions qui tourbillonnaient dans sa poitrine.

« Au revoir, Votre Sainteté ! »

Flash !

Un éclair de lumière jaillit. Le festin de lumière balayant toutes les directions était trop éblouissant, forçant Seol Jihu à fermer les yeux.

Lorsqu’il les rouvrit…

« … Ah. »

Flone n’était nulle part.

La lumière s’était évanouie, et les vibrations s’étaient atténuées. La perle violette avait également été brisée en morceaux. Seuls trois ou quatre accessoires funéraires gisaient autour de lui.

Seol Jihu regardait fixement les particules de lumière dispersées. De nombreuses choses disparurent, et le tombeau retrouva son silence.

« Alors elle est partie… »

Il marmonna brièvement d’une voix empreinte à la fois de tristesse et de légèreté.

Après être resté immobile pendant un long moment, Seol Jihu serra fortement le collier que Flone avait mis autour de son cou.

[Aïe !]

Puis, il poussa un long soupir.

[Ne l’attrape pas si fort, ça fait mal.]

« Ah, désolé. »

Seol Jihu ouvrit rapidement la paume de sa main.

[Partons d’abord d’ici. Ah, n’oublie pas de prendre ça aussi, d’accord ?]

« Je peux ? Merci. »

[Pas de problème.]

« Alors… hein ? »

Seol Jihu s’arrêta soudainement. Il avait répondu sans réfléchir, mais à qui parlait-il ?

Son cou le démangeait.

Lorsque Seol Jihu, surpris, baissa les yeux, ceux-ci furent presque déchirés à force de trop s’écarquiller.

La couleur du collier…

… avait changé.

La pierre précieuse qui émettait une lueur bleue et claire était maintenant parsemée d’un éclat noir et vicié.

[Heehee.]

Elle gloussa joyeusement.

Seol Jihu regarda fixement la pierre précieuse qui se balançait même d’un côté à l’autre, toute seule.