Après avoir confirmé que tout était terminé, Junko Enoshima se leva lentement.
Mais, elle cessa ses actions et décida de regarder en bas encore un moment.
Elle fixa le Yasuke Matsuda qui avait rendu son dernier souffle il n’y avait pas si longtemps.
« Il est impossible que cela n’ait rien à voir avec toi… »
Il y avait un soupçon de tristesse quelque part dans cette voix murmurante.
« Après tout… tu étais la personne la plus importante pour moi… »
C’étaient ses véritables sentiments.
Yasuke Matsuda était une existence particulièrement importante pour Junko Enoshima. Depuis qu’ils étaient enfants, il la défendait toujours, continuait constamment à l’aimer inconditionnellement et, par-dessus tout, le simple fait d’être à ses côtés lui faisait chaud au cœur.
Mais, elle tua cette existence de ses propres mains. Elle le piétina, le força à franchir les portes du désespoir, et l’assassina brutalement.
« C… c’est… »
Mais, c’était ce qu’Enoshima avait désiré.
Elle l’affectionnait tellement, cette existence irremplaçable, plus importante que quiconque, presque obsédée par lui jusqu’à la folie, voulant toujours être dans son étreinte, même se trouver dans un monde avec lui seul serait bien. Et en perdant cette incroyable existence… dans quel désespoir sombrerait-elle ?
Elle nourrissait son amour pour Matsuda pendant tout ce temps, juste pour avoir un aperçu de ce sentiment. En voyant l’être cher étouffer de désespoir dans ses derniers instants, elle vivait pratiquement pour savourer ce spectacle.
Arrivant enfin à goûter à ce désespoir.
« … INCROYABLE !! »
C’était plus que tout ce qu’elle aurait pu imaginer.
« Trop déprimant ! Trop bon ! Ma poitrine va s’ouvrir ! C’est un vrai dégoût de soi ! Je veux mourir ! C’est ça ! C’est le désespoir qui vient de la perte d’un être cher ! »
Alors que l’être d’Enoshima était assailli par ce désespoir, elle frappa le cadavre de Yasuke Matsuda à coups de pied, de toutes ses forces.
« Incroyable, incroyable ! Incroyable, incroyable, incroyable, incroyable, incroyable ! »
Tout en hurlant, elle frappait à coups de pied le corps de celui qu’elle désirait tant, sans aucune pitié.
Un flot continu de larmes provenait de ses yeux.
Alors que ces larmes de plaisir, de lamentation et de confusion coulaient à flots, elle frappa à coups de pied la dépouille de son bien-aimé jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un morceau de viande ressemblant à peine à sa forme originale.
« Upu… upupupu… upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. »
« Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu. Upupupu ! Upupupu ! Upupupu ! Upupupu ! Upupupu ! Upupupu ! »