« En fin de compte, tu ne t’es pas souvenue. Tu t’es remémoré d’autres choses, mais pas de moi… Bordel, c’est cruel. Pour que tu me croies si facilement quand je disais que j’étais Kamukura… c’est vraiment… cruel. Est-ce que mon existence ne signifie vraiment rien pour toi ? »
« … Hein ? Eh ? Q-Quoi ? »
Je ne savais pas quoi dire. Un frisson intense assaillit ma colonne vertébrale, et mes dents se mirent à claquer comme un tambour.
« E-E-Es-tu réellement… M-Matsuda… ? »
« On a déplacé le vrai Izuru Kamukura hors d’ici il y a longtemps. Cela signifie que toi et moi sommes les seuls à rester… presque comme si quelqu’un avait planifié tout cela. »
Cette chaîne de pensée inimaginable qui flottait dans ma tête prit la forme d’une vérité concrète. J’ouvris désespérément le Cahier de mémoire de Ryoko Otonashi et j’en feuilletai les pages avec frénésie, à la recherche de tout ce qui pourrait démentir cette vérité impossible.
Puis, au bout d’un moment, mes mains s’arrêtèrent.
Dans le cahier, il y avait une quantité incroyable de portraits détaillant Matsuda. En levant les yeux et en confirmant une fois de plus l’individu en face de moi, les pièces du puzzle éparpillées dans mes pensées se remirent immédiatement en place.
« M-Mais pourquoi… ? Comment se fait-il que je ne… »
Le battement de cœur dans ma poitrine, la montée des émotions —
« … Je sais. Tu ne ressens rien. »
Ironiquement, ces mots prouvèrent que c’était bien lui.
Après tout, la seule autre personne qui connaissait ma méthode pour reconnaître Matsuda était… Matsuda lui-même.
« C’est parce que tu commences à te souvenir de choses à nouveau. Car tu t’es mise à retrouver ta mémoire… tu as arrêté de penser à moi. »
« … Hein ? »
« En fin de compte, cela montre que mon existence n’avait rien de spécial pour toi. Mais, tu as oublié ce fait… c’est pourquoi tu étais remplie d’une telle émotion envers moi. »
Matsuda… n’est pas important pour moi ?
Parce que j’ai oublié ce fait, je croyais qu’il était important pour moi ?
« Qu’est-ce que tu racontes… Je ne comprends pas… »
Puis cette intense démangeaison entra à nouveau dans mon cerveau.
Je me souvins. Les choses que j’aurais dites à Matsuda à notre rencontre, celles que j’aurais faites à notre rencontre, pourquoi je voulais à ce point le voir en premier lieu… Je me remémorai les raisons de tout ça.
« Qu’est-ce que c’est… pourquoi… »
Soudain, je n’étais plus capable de croire quoi que ce soit.
Ni Matsuda, ni moi-même, ni même le monde.
Je me mis brusquement à reculer… mais mes jambes se stoppèrent net. Derrière moi, il y avait un mur qui me bloquait le chemin, alors je m’arrêtai et me tins là.
Matsuda commença à marcher comme s’il me poursuivait, avançant avec impatience.
« M-Matsuda ? Qu’est-ce qui ne va pas… ? »
Je criai d’une voix teintée de terreur. Il ne répondit que par un visage pâle.
La tension augmentant au point de me couper le souffle, remplie de peur, je prononçai ce nom.
« Est-ce que ça pourrait être… la faute de Junko Enoshima ? »
Il s’arrêta dans son élan et me fixa d’un regard perçant.
« … Ah, ça doit être ça. »
J’eus l’impression que ce dernier transperçait tout mon corps. Ce sont là… les yeux de Matsuda ?
Es-tu vraiment Matsuda ?
J’avalai rapidement ces mots qui sortaient presque de ma gorge. Je savais qu’ils ne feraient qu’empirer les choses.
« … Hé, Matsuda. Arrêtons ça… »
Être acculée par lui comme ça, le supplier était tout ce que je pouvais faire.
« Et si nous retournions au laboratoire ? Nous pourrions nous détendre et discuter pendant que tu me soignes. Si nous faisons ça… tout redeviendra normal ! »
À la fin de ma supplication, ma voix se transforma en un cri.
Après tout, c’est juste mal !
C’est forcément mal !
« … C’est déjà trop tard. »
Mais Matsuda détourna la tête.
« Je ne peux plus revenir en arrière. Ni toi, ni moi… nous ne pouvons plus revenir en arrière… »
En entendant sa voix glaciale, mon corps tout entier commença rapidement à se refroidir.
« Pourquoi tu dis ça ? »
« Moi ? Pourquoi est-ce que toi, tu prononces des mots aussi cruels ? »
Continuant avec cette voix glaciale, il parla avec rage et irritation.
« Tu ne te rappelles toujours pas de ce que j’ai fait pour protéger Junko Enoshima ? Je vois… alors je vais te faire te souvenir. »
« C’est bon ! Oublions tout ça et quittons cet endroit ! »
« Rien ne changera même si nous oublions ! Personne ne le sait mieux que toi ! »
« Je ne sais rien du tout ! »
Atteignant ma limite, je criai de toutes mes forces.
Mais Matsuda, sans y prêter attention…
« … D’accord, écoute-moi… c’est tout. »
Mais, pourquoi parlait-il avec un visage si triste ?
C’était moi qui aurais dû être triste.
« La Tragédie de L'Académie du Pic de l'Espoir… Tout a changé à cause de ça. Non, c’est à cause de cette tragédie que je l’ai compris. Le fait que ma vie, que je croyais tout à fait normale, était en fait un faux scénario mis en place pour me contrôler… »
Ces mots ne s’adressaient à personne, pas même à moi, mais à lui-même.
« J’ai été berné par Junko Enoshima pendant tout ce temps… complètement berné… mais malgré cela, je ne pouvais pas rester loin d’elle… Je pensais pouvoir l’arrêter… je pensais pouvoir la sauver. C’est ce qu’on m’a fait croire. »
Sa voix commença à se charger d’amertume.
« Afin de la protéger, j’ai dissimulé son existence même. Mais malgré cela, elle est allée de l’avant et a tué les membres du Comité Directeur… c’est pourquoi je suis allé jusqu’à cacher ces cadavres. Je me suis occupé des preuves pour elle. »
À mesure que j’entendais ses paroles, mon esprit se mit à recréer toutes les scènes qui s’étaient déroulées jusqu’à présent. Je n’eus nullement le temps de sentir les démangeaisons.
« Pas seulement ça… J’ai même tué des gens pour elle. Afin de faire taire Soshun Murasame, qui connaissait la vérité sur l’incident… et c’est la même chose avec ce gamin, Yuto Kamishiro… pour elle, je ne pouvais pas les laisser vivre. C’est pourquoi… je les ai tués… »
J’étais complètement submergée par le torrent de vérité qui jaillissait de Matsuda. Mais il y avait quelque chose que je devais savoir quoi qu’il arrive, alors je luttai pour garder la tête au-dessus des vagues en tentant de poser ma question.
« E-Est-elle vraiment si importante… ? Junko Enoshima… est réellement si… i-importante pour toi… ? »
« Elle l’est. »
Matsuda répondit sans hésitation.
« P-Pourquoi est-elle… si importante pour toi ? »
Alors que mes larmes de confusion et de peur luttaient contre le flot, j’avançai péniblement en élevant frénétiquement ma faible voix.
« C’est à cause de ce qu’elle m’a dit. Ce qu’elle m’a annoncé quand j’ai perdu ce qui comptait le plus pour moi. “À partir de maintenant, je serai ce qui compte pour toi.” C’était ridiculement impudent… mais grâce à cette impudence, on m’a empêché d’être tout seul. Elle n’est ni de la famille, ni une amante, ni même une amie… mais c’est quelqu’un d’aussi important pour moi que tout cela réuni. »
Aussi importante que tout cela réuni. C’est ce que Matsuda ressentait pour Junko Enoshima.
C’était comme si tout… était fini.
Non, plutôt, tout était terminé depuis le début. Je n’avais aucune chance de gagner dès le début.
Quelqu’un qui n’avait pas de passé n’avait aucun moyen de rivaliser avec Junko Enoshima.
Frustration, jalousie… il n’y avait rien de tout cela.
« C’est la fin » était tout ce que je pouvais ressentir.
Je laissai échapper un grand souffle. Contenue dans ce souffle, c’était ma résignation au monde entier.
Et puis ça arriva.
On entendit un bruit métallique, et Matsuda se retourna instantanément.
La scène derrière son épaule se déroula devant moi :
Il y avait… une fille, debout dans l’ascenseur.
« On dirait que… j’étais juste à l’heure… »
Avec un maquillage ostentatoire comme si elle sortait tout droit d’un magazine de mode, et d’énormes cheveux blonds gonflés et duveteux. L’uniforme était suffisamment ouvert pour laisser apparaître un décolleté ridicule, ainsi qu’une jupe obscènement courte d’où descendaient de longues et fines jambes blanches.
« Junko Enoshima ! »
Je criai son nom avec certitude.
« Junko Enoshima… ? »
Matsuda marmonna, mêlé de doute.
Hein ?
« Oh, ce n’est pas comme si j’étais venue ici pour te gêner ou quoi que ce soit… »
Sans que personne ne s’adresse à elle, elle se mit à s’expliquer.
« Je suis juste venue fournir une explication supplémentaire… il semble que ce soit le bon scénario pour cela… »
La fille aux cheveux blonds et au maquillage voyant parla d’une manière nettement hésitante — attends, ce n’est pas un peu bizarre ?
« Hum, eh bien, cette explication… Tu peux probablement le deviner d’après mon apparence, mais pour suivre le scénario de Junko, je dois jouer ce rôle… oui, c’est exactement ça. »
Ensuite, je fus une fois de plus attaquée par cette grave démangeaison. Ce fut si fort que j’eus envie de me griffer le cerveau avec mes mains, et immédiatement après, en même temps que ma vision s’ouvrait, je me souvins.
Je me remémorai le visage de la fille qui se tenait en face de moi.
Ce visage que je percevais n’était pas celui de Junko Enoshima, mais celui d’une autre personne.
C’est exact… ce serait celui de Mukuro Ikusaba.
Mais, au même moment, une autre question flottait dans ma tête. Si le moi actuel était capable de reconnaître Mukuro Ikusaba, qu’en était-il du moi qui oubliait tout ? Maquillage voyant, cheveux blonds, uniforme ouvert, jupe obscènement courte… si j’apercevais cette fille déguisée, serais-je à même de relier les choses entre elles et de réaliser que c’est Mukuro Ikusaba ?
« Alors, est-ce que ça veut dire que… la Junko Enoshima que je connais depuis tout ce temps… »
« Je suis désolée. »
La fille baissa la tête.
« Pour t’en dire plus… la Junko Enoshima que tu as rencontrée était en fait moi, déguisée en elle. »
Déguisée… Donc c’était une imposture ?
« Mais, ce n’est pas comme si j’avais fait ça parce que je le voulais… C’est parce que Junko me l’a demandé… C’est pourquoi même mes répliques ont été mises en place par Junko… »
Alors, qu’en est-il de la vraie Junko Enoshima ?
« Alors, c’est la partie la plus importante, mais… la raison pour laquelle j’ai dû faire tout cela était… »
« Parce que je l’ai cachée, n’est-ce pas ? »
Les mots irrités de Matsuda l’interrompirent.
« Parce que j’ai caché Junko Enoshima, la vraie a disparu… et, profitant de cela, tu es devenue elle. Ce faisant, tu fais croire à celle-ci en son existence. »
« … H-Hum, de quoi vous parlez ? »
Me faire croire en l’existence de Junko Enoshima ? Mais pourquoi ?
J’étais complètement perdue.
« Pour faire simple, » continua-t-il, « Enoshima a anticipé mes agissements. Elle a percé à jour mon plan pour la cacher… et elle se contente désormais d’observer mes actes avec amusement. »
Observe ?
Je regardai frénétiquement autour de la salle. Il devait forcément y avoir quelque chose ici indiquant que quelqu’un nous épiait, mais je ne voyais aucun judas ni aucune caméra cachée.
Hein ? Pourquoi ?
« C’est de la folie… penser qu’elle puisse être à ce point mue par le désespoir… Je ne veux pas le croire, mais elle a dû m’atteindre à un moment donné, très tôt… »
Peu importe ce qu’il était sur le point de dire, ça s’évanouit vite.
J’étais déjà incapable de saisir ses sentiments.
Sa frustration envers Junko Enoshima.
Son ressentiment envers Junko Enoshima.
Jusqu’au désespoir, je ne pouvais rien comprendre.
Mais, il y avait une chose qui était claire pour moi.
Une fois de plus, jusqu’au désespoir, c’était parfaitement clair pour moi.
« Tu dois l’aimer… mais en même temps, la détester, non ? »
« C’est vrai… »
Matsuda hocha silencieusement la tête.
Il confirma mes pensées.
J’eus raison d’abandonner.
Il n’y avait rien d’autre à faire que de renoncer et de laisser tout se terminer.
C’est la fin de mon monde.
La fin du monde qui nous appartenait, à Matsuda et moi.
Au moment où je baissai les bras, les rideaux de mon âme commencèrent à tomber doucement —
Battement.
Hein ?
« C’est pourquoi… je dois mettre fin à tout ça. »
Tout en couvrant son visage de ses deux mains, Matsuda laissa échapper un énorme soupir. Il releva ensuite la tête, les yeux débordant d’une détermination inébranlable.
« Il est probable que mon désir de la protéger était… un véritable désespoir. C’est pourquoi, à moins que je mette fin à cela… mon désespoir ne s’arrêtera pas non plus. »
C’était la voix de quelqu’un qui avait renoncé à tout.
« C’est pourquoi… je n’ai pas d’autre choix que d’en finir… »
Ses yeux étaient pleins de colère, de tristesse, d’amour et de haine, le tout bouillonnant et concentré ensemble. Mais, même ainsi, il émanait de son visage un calme étrange.
Battement. Battement.
Hein ? Mais pourquoi ?
« Je ne voulais pas que Junko Enoshima s’implique davantage… Je pensais que je la protégerais ainsi… »
Matsuda commença à réduire la distance entre nous d’un pas lent.
« C’est pour ça que je l’ai cachée… C’est pour ça que j’ai désespérément tenté de la cacher… »
Battement. Battement. Battement. Battement.
Alors que Matsuda se rapprochait, les battements de mon cœur devenaient de plus en plus forts.
« Mais c’était inutile. Mes actions n’ont servi à rien. Ce que j’ai fait ne signifiait rien pour Enoshima… au bout du compte, elle ne pouvait rien faire d’autre qu’infliger le désespoir à tous ceux qui étaient proches d’elle. C’est pourquoi je le comprends maintenant… ceci est mon désespoir. »
Je finis par comprendre moi aussi.
Le martèlement dans ma poitrine… je finis par m’en souvenir.
Au moment où j’abandonnai tout… je me remémorai mes sentiments envers Matsuda.
Cela devait être une autre partie du scénario que Junko Enoshima avait mis en place.
Pour que je sombre dans le désespoir, elle fit en sorte que je finisse par m’en souvenir.
« C’est pourquoi j’ai décidé… d’en finir une fois pour toutes. »
Matsuda s’arrêta finalement devant mes yeux.
La distance entre nous était telle que nos pieds se touchaient presque, et alors que je sentais les battements incessants de mon cœur dans ma poitrine, j’étais étourdie par le sang qui me montait à la tête en le regardant.
Puis, comme s’il allait m’enlacer, il leva les mains et les serra autour de mon cou.
… J’étais finie.
Il ne devait pas y avoir d’autre solution. Après tout, Junko Enoshima était une existence importante pour lui. Comme personne n’aimait Matsuda plus que moi, je le compris.
Mais, jusqu’au bout,
je voulais mourir dans le monde de Matsuda et moi.
C’était mon espoir, celui qui m’étreignit jusqu’au bout.
« Est-ce aussi pour… Junko Enoshima… ? »
Avec ce faible espoir dans ma poitrine, je bredouillai timidement ces mots.
« … Non, c’est pour moi. »
Sa réponse calme me surprit.
Je m’y suis déjà résignée.
J’ai déjà complètement accepté la fin de Ryoko Otonashi.
« Tu n’as plus besoin de te souvenir de rien… »
Je pouvais sentir son souffle chaud sur mes joues alors qu’il prononçait ces mots doux.
« … C’est… la fin de tout. »
« Je sais… Après tout, cela n’a rien à voir avec moi, n’est-ce pas… ? »
Il commença ensuite calmement à mettre de la force dans ses mains.
Mais… je n’avais pas mal.
En fait, la chaleur qui émanait de ses paumes était… agréable. Il est même possible que je souriais.
Battement. Battement. Battement. Battement.
Battement. Battement. Battement. Battement.
Mon cœur battant la chamade. Tout mon corps s’échauffant. Un bourdonnement intense dans mes oreilles.
Je suppose que j’étais au moins un peu effrayée, mais le visage de Matsuda en face de moi semblait s’adoucir, alors qu’il relâchait son stress extrême.
Ah… c’est vraiment Matsuda.
En gravant ce visage dans ma mémoire, je fermai lentement les yeux.
C’en sera fini de moi à ce rythme.
Tout sera terminé.
Ce sera enfin —
…pas terminé.
« Upupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupupu… »
Cela survint soudainement, sorti de nulle part.
Ce rire sinistre et familier se mit à résonner dans mes oreilles.
« Alleeez, je l’ai déjà dit, pas vrai ? Je vous tuerais un jour, bande de salopes… Je suis venue tenir cette promesse ! Ne me faites pas croire que vous avez oublié… upupupu. »
Cette voix surexcitée me força à ouvrir les yeux, et tout ce que je vis fut le visage choqué de Matsuda.
Derrière lui, je pouvais voir une silhouette noire.
L’Ultime Désespoir.
Surgissant de derrière Matsuda, elle s’approcha lentement de moi. Une fois assez proche pour s’aligner avec lui, le visage dans l’ombre se présenta enfin à moi.
Je pouvais m’en souvenir maintenant.
Ce visage…
…c’était moi.
« Upupupu ! C’est bien ça ! Ryoko. Otonashi. n’a. jamais. existé. depuis. le. début ! Upupu ! C’est à mourir de rire, non ? C’est tellement désespérant que c’en est hilarant ! »
Cette voix qui retentit… c’était la mienne.
Tout à la fin, je me souvins.
Je me rappelai enfin de tout.
En même temps, tout s’écroula.
Le paysage que je percevais comme une entité immuable s’effondra simplement, puis complètement. C’était comme ce château de sable. Peu importe à quel point il semblait élaboré ou stable, il s’effrita aussi facilement que ce château. La peau, les muscles, les os de mon être tout entier, tels du sable sec, se désagrégèrent, et je disparus.
Tout se désagrégea pour se réduire à néant.
Mon monde prit fin, et le sien fut recréé.
Ce fut là mon dernier instant — celui de Ryoko Otonashi.
Et juste comme ça… tout finit enfin par revenir à la normale.